BIEN-ÊTRE
18/01/2013 10:51 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

Mobilys: lutter contre le décrochage scolaire

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Depuis septembre dernier, la fondation Mobilys s'est dotée d'un portail interactif. L'organisme qui lutte contre le décrochage scolaire ou, si on voit le verre à moitié plein, POUR la persévérance scolaire, tente en effet via cette plateforme virtuelle de mobiliser les bonnes volontés partout au pays.

La fondation a été lancée en 2009 à la suite de la publication du rapport Ménard sur la hausse du décrochage scolaire. Selon Nicolas Arsenault, directeur général de Mobilys, le décrochage scolaire est une priorité collective, car elle représente un manque à gagner important pour l'État. « Quand un jeune décroche, cela engendre du chômage, une assistance sociale plus forte, et augmente le risque de dépression ». Un décrocheur coûte environ 125 000$ à la collectivité au cours de sa vie peut-on lire dans un vidéo qui résume la situation : https://www.youtube.com/watch?v=aN4pkWqtMgk

Selon le DG de Mobilys, le décrochage scolaire doit être lié à un autre phénomène: le vieillissement de la population. « Il est primordial de combler ce vide laissé par les baby-boomers, mais la réalité est que 30% des jeunes n'obtiennent pas leur diplôme d'études secondaires avant 20 ans ; il y a 70 élèves qui quittent chaque jour les bancs de l'école sans diplôme secondaire. On assiste à une véritable pénurie de main-d'œuvre qualifiée. La nature des emplois aujourd'hui est fortement liée aux connaissances et si l'on ne finit pas ses études, il est plus dur d'accéder aux emplois. »

Partant du principe que « la qualité de vie des citoyens de demain sera assurée par la formation et la qualification de la jeunesse », Mobilys tente de mobiliser les bonnes volontés en les impliquant de façon très concrète : que ce soit en donnant de leur temps, selon leur compétence, ou en donnant de l'argent ou encore en faisant un don matériel. « Des trois paramètres, l'argent reste le plus difficile à obtenir, mais heureusement c'est aussi, pour le moment, le moins demandé dans les projets, continue Nicolas Arsenault. Ce qui est surtout recherché, c'est l'expertise de passionnés, leur temps pour s'investir sur le terrain, dans les écoles. Un projet de robotique par exemple va nécessiter l'intervention d'ingénieurs et d'informaticiens ».

À l'heure actuelle, 30 écoles ont été sélectionnées et font partie du réseau Mobilys et 16 965 personnes ont été mobilisées, ce qui représente 13 988 gestes d'implications citoyennes. Mais Nicolas Arsenault ne veut pas s'arrêter là. « Il y a 30 autres écoles qui sont actuellement en développement et il y en aura autant l'année d'après. Une fois le chiffre des 90 atteint, nous allons ouvrir le processus de sélection et toutes les écoles qui le souhaiteront pourront s'inscrire».

Selon le site de la fondation, pour rejoindre et mobiliser les 50 000 citoyens visés avant la fin de l'année, il faudra ramasser 425 000 $ dans le secteur privé afin de jumeler les engagements de dons provenant du réseau public. En effet, pour chaque dollar consenti en dons, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) et l’école/organisme choisis verseront 1,15 $ à la Fondation Mobilys.

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