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18/01/2013 03:09 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

Le pétrole aidé à New York par l'espoir d'une hausse de la demande

Les cours du pétrole ont fini en légère hausse vendredi à New York, soutenus par la perspective d'une croissance de la demande de brut dans le monde alors que les investisseurs consolidaient leurs positions avant un week-end prolongé aux Etats-Unis.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février a grappillé 7 cents à 95,56 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) au terme d'une bonne semaine pour le prix du brut, qui est allé jusqu'à dépasser jeudi en cours de séance la barre des 96 dollars.

Aussi les investisseurs ont vendredi surtout "consolidé leur position" à l'approche d'un week-end prolongé aux Etats-Unis, a noté Tim Evans, de Citi. Les marchés du pays seront en effet fermés lundi, jour férié en hommage à Martin Luther King.

Le cours du baril a aussi été aidé par des indicateurs de bon augure pour la demande de brut dans les deux premiers pays consommateurs mondiaux d'or noir.

Après des statistiques encourageantes jeudi pour le marché de l'immobilier et l'emploi aux Etats-Unis, Pékin a indiqué que si la croissance de l'économie chinoise avait ralenti pour la deuxième année consécutive en 2012, le produit intérieur brut (PIB) avait rebondi au quatrième trimestre.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a d'ailleurs relevé vendredi sa prévision pour la demande mondiale de pétrole en 2013, l'évaluant désormais à 90,8 millions de barils par jour (mbj), soit 240.000 barils de plus qu'en décembre.

L'organisation a justifié ce relèvement par une réévaluation de la consommation pétrolière fin 2012 et des attentes plus élevées qu'auparavant concernant la demande chinoise.

Le marché a par ailleurs été soutenu par "la crise des otages en Algérie et la crainte que, dans un avenir proche, de plus amples violences aient des conséquences sur l'offre de brut du pays", a souligné l'analyste indépendant Andy Lipow.

Un groupe armé islamiste a pris en otage mercredi des centaines d'employés du site gazier d'In Aménas (à 1.300 km au sud-est d'Alger), dont des dizaines d'étrangers. Le lendemain, l'armée algérienne a lancé un assaut pour libérer les otages.

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