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18/01/2013 03:45 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

Le Canada rate le doublé en or de peu dans les finales de slopestyle

STONEHAM, Qc - Le Canada a raté le doublé en or de peu dans les finales de slopestyle des Championnats du monde de surf des neiges, vendredi, à Stoneham.

Spencer O'Brien, de North Vancouver, en Colombie-Britannique, a été sacrée championne chez les femmes, avant que le favori chez les hommes Mark McMorris, de Regina, en Saskatchewan, se fasse chiper la médaille d'or.

McMorris, âgé de 19 ans, a vu son score de 92,50 points de la première descente tenir bon jusqu'à ce que le Finlandais Roope Tonteri obtienne la note de 93,75 points des juges, vers la fin de la seconde descente.

McMorris n'a pu lui donner la réplique (87,75), et il a finalement remporté la médaille d'argent. Un autre Finlandais, Janne Korpi, est monté sur la troisième marche du podium, avec 90,75 points.

McMorris frustré

«J'ai trouvé pas mal bizarre d'avoir un score si bas pour ma deuxième descente, a-t-il déclaré. Je ne dis pas que j'aurais mérité de gagner parce que Roope a brûlé la piste et je suis content pour lui, mais j'estime avoir été jugé sévèrement pour ce que j'ai fait. Mais c'est la FIS...»

McMorris, comme plusieurs planchistes acrobates, n'est guère impressionné par la façon de faire des dirigeants de la Fédération internationale de ski (FIS). S'il avait le choix, il ne prendrait pas part aux compétitions qu'elle chapeaute.

«Ce serait un rêve qui deviendrait réalité, a-t-il même affirmé. Mais ça n'arrivera pas. Je prends part à des compétitions de la FIS afin de soutenir le Canada et parce que je veux participer aux Jeux olympiques.

«Si vous suivez les X Games la semaine prochaine (à Aspen, au Colorado), vous verrez ce que c'est une véritable compétition de surf.»

Essentiellement, McMorris reproche à la FIS d'être gérée par des skieurs ainsi que son manque d'ouverture et de créativité. Il espère qu'on va inclure un saut et quelques rails de plus sur la piste olympique de Sotchi. Il a hâte de se rendre en Russie sous peu afin de constater de visu, à l'occasion de la compétition-phare qu'on y tiendra à un an des JO.

O'Brien ravie

Du côté féminin, O'Brien a été intouchable après avoir réalisé une superbe première manche qui lui a valu 93,25 points. Elle était assurée de l'emporter avant sa deuxième descente, et elle a en quelque sorte fait un tour d'honneur.

La Suisse Sina Candrian (81,50) et l'Australienne Torah Bright (77,50) ont gagné les médailles d'argent et de bronze, respectivement. Les bourrasques qui ont contraint l'annulation des qualifications féminines, jeudi, a découragé plusieurs concurrentes. Une dizaine d'entre elles ont déclaré forfait, vendredi, avec comme résultat qu'on n'en a gardé que six pour la finale.

«C'est comme un deuxième titre mondial pour moi, après celui TTR acquis l'an dernier (pas sanctionné par la FIS), a relevé O'Brien. Mon succès l'an dernier avait revêtu un cachet particulier parce que j'avais dû surmonter plusieurs obstacles, mais devenir championne du monde dans son pays il n'y a rien qui se compare à ça.

«Je n'ai pas fait la descente que je souhaitais, mais tout a bien tourné pour moi. C'est un bon réchauffement en vue des Jeux de Sotchi», a-t-elle ajouté.

Pour revenir aux hommes, deux autres Canadiens ont fini parmi les 10 premiers sur les 20 finalistes. Robby Balharry, de Calgary, a pris le sixième rang, avec un score de 77,50 points, et le Québécois Matts Kulisek, de Saint-Sauveur, a terminé 10e (67,50).

La journée de travail de McMorris et de Kulisek n'était pas terminée parce qu'ils sont inscrits à l'épreuve de big air, qui ne figure pas au programme des Jeux olympiques. Les qualifications étaient présentées au centre-ville de Québec en soirée.