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18/01/2013 10:42 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

Bombardements meurtriers autour de Damas et à Alep (ONG)

Onze civils dont une fillette ont été tués vendredi dans des bombardements des troupes du régime sur Damas et sa périphérie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Par ailleurs, l'OSDH a fait état de la mort de 19 civils dans la province d'Alep (nord), dont 12 dans une explosion dans le quartier d'Al-Mouhafaza, sans préciser l'origine de cette explosion.

Le gouverneur de la province d'Alep Mohammed Wahid Akkad a affirmé à l'AFP que "trois personnes ont été tuées et 63 blessées quand des terroristes ont tiré une roquette sur la zone résidentielle d'Al-Mouhafaza". Le régime assimile les rebelles à des "terroristes".

Mais les militants anti-régime ont fait porter la responsabilité à l'armée de l'air.

Près de la capitale, quatre civils ont péri dans la localité de Qatana dans la banlieue sud-ouest et une fillette a été fauchée par une roquette tirée sur le quartier de Jobar dans l'est de Damas, a indiqué l'ONG.

L'artillerie au sol et les avions de combat pilonnaient également d'autres localités de la périphérie de Damas, a précisé l'OSDH, ajoutant que trois soldats avaient péri dans l'explosion d'une voiture piégée à un barrage militaire.

En outre, les corps de onze hommes non identifiés ont été découverts près d'un barrage militaire dans une localité proche de Damas, a ajouté l'ONG qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins à travers le pays.

Une vidéo mise en ligne par des militants a montré ces corps, blessés et ensanglantés, alignés au sol.

L'artillerie du régime pilonnait également des localités des provinces d'Idleb (nord-ouest) et de Homs (centre).

Un premier bilan provisoire de l'OSDH fait état d'une soixantaine de morts vendredi.

Comme tous les vendredis depuis bientôt deux ans, des manifestations anti-régime avaient lieu dans plusieurs villes, cette fois en soutien à l'université d'Alep où des bombardements ont fait 87 morts mardi. Régime et rébellion se sont rejeté la responsabilité de cette attaque.

"Nous ne passerons aucun examen avant la chute du régime", ont scandé des dizaines d'entre eux à Al-Bab, une localité de la province d'Alep.

Jeudi, 142 personnes, dont 72 civils, ont été tuées à travers le pays, où les violences ne faiblissent pas au 23e mois d'un conflit qui a fait, selon l'ONU, plus de 60.000 morts.

sbh/feb

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