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18/01/2013 10:13 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

Aveux d'Armstrong: "un exercice de communication millimétré (Tour de France)

Les aveux de dopage de Lance Armstrong ont été "un exercice de communication millimétré", a estimé vendredi le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme.

"Il faut qu'on en sache plus sur le système de dopage" organisé autour de l'Américain, a déclaré le directeur du Tour, présent à York, au Royaume-Uni, pour la présentation du Grand départ de l'édition 2014.

Armstrong, vainqueur à sept reprises du Tour de France (1999 à 2005) avant d'être déchu l'an passé de ses titres, a reconnu jeudi soir, dans une émission diffusée par la télévision américaine, s'être dopé durant toute cette période.

"Après des années de dénégations, il a d'une certaine manière enfin dit oui. Mais on ne sait rien du système dénoncé par le rapport de l'agence américaine (Usada) qui parlait d'un système accablant. Il faut qu'on en sache plus là-dessus, qu'on aille au bout des choses de telle manière que cela ne puisse plus se reproduire", a déclaré Christian Prudhomme.

"On a eu droit à un exercice de communication millimétré avec des réponses à l'évidence étudiées. On ne peut pas se doper comme il l'a fait pendant des années sans complicité. Nous (Les organisateurs du Tour de France, NDLR) disons depuis longtemps que le coureur ne doit pas être le seul à payer", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la possibilité de demander des dommages-intérêts, le directeur du Tour a répondu: "S'il dit +Oui, je me suis dopé+, il devrait de lui-même rendre l'argent, ça me semblerait assez naturel. Cet argent ne reviendra pas à l'organisateur, mais (sera) dévolu à des activités antidopage ou la formation des jeunes. Il y a eu préjudice sans aucun doute, mais il faut se tourner vers l'avenir. Armstrong, c'est clairement du passé, il est rayé des palmarès. Il faut se tourner vers l'avenir, mais il est nécessaire qu'on en sache plus, qu'il en dise plus."

Christian Prudhomme est revenu aussi sur l'émission qu'il n'a pas regardé en direct: "C'est le visage qu'on a toujours vu, on aurait pu imaginer voir un visage différent. Le fait que les aveux soient découpés, qu'il y ait eu un battage phénoménal qui marche d'ailleurs remarquablement, c'est quelque chose qui est vraiment étudié, à l'évidence avec ses avocats."

jm/jr