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18/01/2013 06:16 EST | Actualisé 20/03/2013 05:12 EDT

« Une peine de mort »

Lance Armstrong a conclu ses aveux quant à son usage de produits dopants à l'animatrice Oprah Winfrey, vendredi. Repentant, le cycliste déchu n'a toutefois pas dévoilé d'autres détails sur cette culture.

Il considère que l'ampleur de cette histoire le marquera à jamais.

Après avoir été banni à vie par l'Agence antidopage américaine (USADA) l'automne dernier, Armstrong a cependant remis en question la décision de l'organisme: « Je mérite les sanctions que j'ai reçues, mais pas cette peine de mort. »

L'Américain a du même souffle mentionné qu'il aimerait bien que la décision soit infirmée, même si ce n'est «pas vraiment réaliste». La rumeur voulant qu'il ait offert un don de 150 000 $US à l'USADA pour tenter de renverser sa suspension à vie serait fausse, a-t-il juré à Oprah Winfrey.

Armstrong sait pertinemment que ces confessions ne constituent qu'un début. Le processus de rédemption sera encore très long.

Des excuses ressenties

Dans cette deuxième portion d'entrevue, Armstrong a essentiellement énuméré les gens qu'il a trahis, à commencer par ses enfants.

« Si je suis ici aujourd'hui, c'est en raison de mes enfants, a lancé Armstrong. Lorsque mon fils (Luke, 13 ans) a commencé à prendre ma défense... (pleurs), c'est à ce moment que j'ai décidé de tout déballer. »

Il a également demandé pardon aux nombreuses personnes qui l'ont soutenu tout au long de sa carrière et à sa fondation Livestrong.

Armstrong, qui a été écarté, pense cependant qu'il s'agissait de la meilleure décision pour la survie de celle-ci.

« Ça m'a énormément blessé, a avoué le cycliste. Cette fondation est comme mon sixième enfant. »

Armstrong a d'autre part indiqué que si une personne avait été au courant du fait qu'il se dopait, c'était son ex-femme Christine, avec qui il a eu trois enfants. Il a raconté qu'il lui avait demandé la permission d'effectuer un retour à la compétition en 2009, et qu'elle lui avait donné son consentement «à condition que je ne franchisse plus cette ligne». Une condition qu'il aurait acceptée, selon ses dires.

L'Américain a de plus indiqué qu'il avait la certitude qu'il pouvait l'emporter à son retour au Tour de France en 2009 -- il avait terminé troisième --, parce qu'il croyait que le sport était devenu propre, notamment en raison de l'instauration du passeport biologique par l'Agence mondiale antidopage (AMA). « Je me suis simplement dit que j'avais été battu par deux gars meilleurs que moi», a-t-il confié candidement à Winfrey.

Il a par ailleurs discuté de la photo controversée qu'il a publiée sur Twitter avec ses gilets jaunes, qualifiant ce geste «d'erreur» qui se voulait au fond être un geste de défiance envers les autorités antidopage. « Ça, c'était l'imbécile en moi, a admis Armstrong. Quand je l'ai envoyée, je croyais encore que c'était une bonne idée. C'est épeurant.»

En conclusion d'entrevue, Oprah Winfrey lui a demandé s'il était devenu une meilleure personne à la suite de ces aveux.

« Sans l'ombre d'un doute, a répondu Armstrong. Je suis une thérapie de façon sporadique, mais je sais que je devrais en suivre une de façon constante, a-t-il reconnu. J'ai une vie épouvantable (messy). Je commence seulement à exprimer des remords. J'en suis aux premières étapes, et je dois payer le prix pour mes gestes.»

Il a aussi exprimé sa volonté de dire toute la vérité, de façon à quitter sa prison de verre.