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Le Kosovo presque «perdu» selon Belgrade

Belgrade admet que le territoire du Kosovo, qui s'est déclaré indépendant de la Serbie en 2008, est « pratiquement » perdu.

C'est ce qu'a déclaré dimanche le premier ministre serbe, Ivica Dacic. Le Parlement de la Serbie venait d'accepter deux textes en faveur de « l'autonomie » des Serbes toujours au Kosovo, une minorité évaluée à 120 00 personnes.

Le débat pour l'acceptation de la résolution, qui réclame une plus grande autonomie pour les Serbes, notamment dans les domaines judiciaire, financier, sécuritaire et éducatif, a duré une douzaine d'heures.

M. Dacic a invité les membres du parlement à se rendre à l'évidence concernant les pouvoirs que détient toujours Belgrade au Kosovo. « La souveraineté de la Serbie (au Kosovo) est presque inexistante », a-t-il dit. Le gouvernement doit donc s'assurer du respect des habitants du Kosovo de culture serbe, même si Belgrade rejette toujours l'indépendance de son ancienne province du sud du pays.

La résolution s'applique à quatre municipalités du nord du Kosovo à majorité serbe et aux autres enclaves qui se trouvent ailleurs sur le territoire revendiqué par les autorités kosovares. Elle vise à offrir une sorte d'autonomie administrative aux citoyens serbes.

La Serbie se doit de normaliser ses relations avec le Kosovo pour espérer un jour accéder à l'Union européenne. Les discussions entamées avec l'UE visent à améliorer les conditions de vie des habitants du Kosovo, dont le quotidien est compliqué par le statut du l'enclave albanophone et musulmane.

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