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11/01/2013 04:40 EST | Actualisé 12/03/2013 05:12 EDT

Pas de grève des enseignants du secondaire en Ontario

Des milliers d'enseignants anglophones du secondaire qui devaient débrayer mercredi prochain ont annulé eux aussi leur journée de protestation, a indiqué le premier ministre Dalton McGuinty.

M. McGuinty s'est réjoui vendredi matin de la décision de la Commission provinciale des relations de travail qui a statué qu'une journée de protestation similaire prévue vendredi par des enseignants anglophones du primaire était en fait une grève illégale.

La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario a fait volte-face, tôt vendredi, et a abandonné sa journée de protestation , ce qui a créé beaucoup de confusion vendredi matin pour les conseils scolaires et les parents.

Nombre de conseils scolaires qui avaient annoncé jeudi que leurs écoles primaires seraient fermées aujourd'hui ont fait volte-face ce matin, alors que d'autres n'ont pas encore réagi ou ont décidé de garder leurs établissements fermés.

Par exemple, le Conseil scolaire public anglais de Toronto, la plus grosse commission scolaire au pays, a d'abord annoncé tôt ce matin que ses écoles primaires seraient fermées. Il a changé son fusil d'épaule 10 minutes plus tard, ce qui a semé la confusion.

Le premier ministre McGuinty est « déçu » que les parents aient dû composer avec cette confusion. Il a pressé à nouveau, vendredi, les syndicats d'enseignants de mettre fin à leurs moyens de pression.

Si les enseignants avaient débrayé en dépit du verdict de la Commission des relations de travail, ils se seraient exposés à des amendes de 2000 $ par personne, 25 000 $ pour leurs leaders syndicaux.

Après avoir affirmé plus tôt cette semaine que son syndicat « ferait face aux amendes s'il y a en avait », le président de la Fédération des enseignants de l'élémentaire, Sam Hammond, a mentionné tôt vendredi matin qu'il respectait la décision de la Commission et demandait à ses membres de donner leurs cours.

M. Hammond n'a pas précisé si ses membres emploieraient d'autres moyens de pression.

Les enseignants anglophones du primaire avaient planifié ces arrêts de travail pour protester contre les nouvelles conventions collectives qui leur ont été imposées la semaine dernière par le gouvernement libéral en vertu de la loi spéciale 115.

De son côté, la ministre de l'Éducation, Laurel Broten, s'est réjoui du verdict de la Commission des relations de travail. Selon elle, la décision confirme que les enseignants ont un nouveau contrat de travail en bonne et due forme. Elle espère que les enseignants anglophones du secondaire mettront fin maintenant à leur boycottage des activités parascolaires.

Par ailleurs, la ministre souligne qu'il est du ressort des conseils scolaires de décider si leurs écoles seront ouvertes ou fermées vendredi. Ceux qui gardent leurs écoles fermées ne seront pas sanctionnées par la province.

Loi contestée

La Fédération des enseignants élémentaires de l'Ontario soutient que le gouvernement a fait un mauvais usage de son pouvoir en ayant recours à la loi spéciale 115, qu'il qualifie de sans précédent et d'autocratique.

Les syndicats contestent la constitutionnalité de la loi 115 devant les tribunaux.

Le décret provincial de nouvelles conventions collectives prévoit un gel des salaires et la perte d'avantages sociaux pour la majorité des syndiqués.

La Commission des relations de travail a statué que les grèves dans le secteur de l'éducation seraient illégales jusqu'à l'expiration des nouvelles conventions collectives, le 31 août 2014.