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11/01/2013 03:31 EST | Actualisé 13/03/2013 05:12 EDT

Mali: la Maison Blanche dit partager les objectifs de la France

La Maison Blanche a affirmé vendredi qu'elle partageait les objectifs de la France au Mali, où Paris soutient une contre-offensive pour repousser l'avancée des islamistes.

"Nous avons pris note du fait que le gouvernement malien avait demandé de l'aide, et nous partageons l'objectif français d'empêcher des terroristes de bénéficier d'un sanctuaire dans la région", a déclaré à l'AFP Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC).

L'armée malienne a lancé vendredi avec le soutien de la France et de plusieurs pays africains une contre-offensive dans le centre du Mali pour repousser l'avancée des islamistes vers le Sud encore sous contrôle du gouvernement de Bamako.

Le président français François Hollande a confirmé l'engagement de forces de son pays, en expliquant que "le Mali fait face à une agression d'éléments terroristes venant du Nord dont le monde entier sait la brutalité et le fanatisme". Il a assuré que cette opération durerait "le temps nécessaire", tandis que son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué que cet engagement avait notamment pris la forme d'une "intervention aérienne".

Le porte-parole du NSC, le cabinet de politique étrangère du président Barack Obama, a par ailleurs indiqué que Washington "surveill(ait) de près la situation" au Mali.

Le département d'Etat a assuré que les Etats-Unis étaient "évidemment en consultations très étoites avec le gouvernement français", la porte-parole Victoria Nuland insistant sur le fait que l'engagement français avait été réclamé par le Mali.

Bamako n'a pas demandé aux Etats-Unis de lui fournir un appui militaire direct identique, a dit Mme Nuland.

A Paris, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a lui-même annoncé s'être entretenu par téléphone de la crise avec son homologue américain Leon Panetta. Les deux ministres ont évoqué leur "inquiétude commune à propos de la situation sécuritaire au Mali", a indiqué un responsable américain.

Jeudi, dans une déclaration unanime, le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé un "déploiement rapide" de la force internationale prévue au Mali par une résolution votée le 20 décembre, mais dont l'intervention devait prendre des mois.

Cette opération militaire, telle qu'elle était prévue jusqu'ici, se heurtait au scepticisme de Washington qui doute de la capacité des Africains à la mener à bien. Les Etats-Unis ont également des interrogations quant au financement de la mission et plaident parallèlement pour le rétablissement d'un processus démocratique à Bamako.

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