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11/01/2013 09:48 EST | Actualisé 13/03/2013 05:12 EDT

Le pétrole recule à New York, plombé par des prises de bénéfices

Le pétrole reculait vendredi peu après l'ouverture à New York, tiré à la baisse par un mouvement de prises de bénéfices après de nettes hausses.

Vers 14H25 GMT, le baril de référence pour livraison en février se repliait de 66 cents à 93,16 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix du pétrole s'étaient hissés la veille, en cours d'échanges, à des niveaux plus vus depuis la mi-septembre à New York et depuis la mi-octobre à Londres, dopés par les chiffres bien meilleurs qu'attendu du commerce extérieur chinois, de bon augure pour la demande en brut du deuxième consommateur mondial.

"Les cours des produits pétroliers auraient dû être bien plus faibles cette semaine, sachant que les chiffres des réserves de brut aux Etats-Unis ont montré une forte hausse du brut, et surtout de l'essence et des produits distillés" mercredi, a remarqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Outre les bons chiffres chinois, le brut a été soutenu sur le marché des changes par la baisse du dollar, dans lequel sont libellés ses prix, qui le rendait plus intéressant pour les acheteurs munis d'autres monnaies.

"Mais mon impression est que les investisseurs se rendent compte que le marché est bien approvisionné, et qu'ils procèdent à des prises de bénéfices après une solide performance des trois dernières semaines", a poursuivi M. Lipow.

Le recul était cependant limité par des informations faisant état d'une baisse de plus de 5% en décembre de la production de pétrole de l'Arabie saoudite, le premier pays exportateur de brut au monde, à environ 9 millions de barils par jour.

"Il y a quelques mois encore, l'Arabie saoudite produisait 10 millions de barils par jour", ont noté les analystes de Commerzbank.

Si elle était avérée, "cette baisse importante de l'offre en provenance du plus important producteur de brut de l'Opep (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole) devrait contrebalancer la hausse de la production aux Etats-Unis et limiter la situation de surplus", ont-ils noté.

Certains analystes se montraient cependant prudents vendredi, alors que les chiffres officiels sur la production saoudienne ne sont attendus que la semaine prochaine, à l'occasion de la publication du rapport mensuel de l'Opep.

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