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11/01/2013 05:21 EST | Actualisé 13/03/2013 05:12 EDT

L'ACSA est toujours à la recherche de nouveaux partenaires économiques

ST-CÔME, Qc - Les problèmes de commandites de l'Association canadienne de ski acrobatique ne sont toujours pas réglés, elle qui a perdu pas moins de cinq commanditaires majeurs au cours des dernièrs années.

Après les départs d'Ernst & Young et de Colliers International en 2010, les trois ententes majeures qu'elle détenait depuis quelques années avec Bell, RBC et Postes Canada — une douzaine d'années pour cette dernière — et qui étaient valides jusqu'à la conclusion de la dernière saison de la Fédération internationale de ski n'ont pas été renouvelées, ce qui représente un manque à gagner de près de 1,4 million $.

C'est ce manque à gagner qui a forcé l'ACSA à ne présenter qu'une épreuve de sauts à la Coupe du monde de Val St-Côme, ce week-end. L'étape de Calgary, dans deux semaines, accueillera quant à elle les bosseurs.

«Les sports d'hiver traversent une période difficile depuis les Jeux de Vancouver, a expliqué Peter Judge, chef de la direction de Ski acro Canada. Si on exclut les grandes disciplines hivernales — le patinage artistique, le ski alpin —, à peu près toutes les fédérations sportives ont connu des difficultés comme nous après 2010.

«Certains sports, qui ont des racines plus internationales, comme le ski de fond ou le biathlon, sont capables d'aller chercher des commanditaires à l'étranger en plus de commanditaires nationaux, ce qui leur apporte plus de stabilité. Mais pour des sports comme le nôtre, qui n'a pas encore atteint la notoriété de ces vénérables épreuves nordiques, l'absence de ce réseau international nous fait mal.»

Pour l'instant, le manque à gagner n'a pas eu plus d'impact que de scinder les deux Coupes du monde. Mais à moyen terme, il pourrait bien y en avoir.

«Ça prendra du temps avant que ça affecte le noyau de nos opérations, mais ce qui se trouve en périphérie sera affecté en premier, a indiqué Judge. Ça ne changera rien d'ici aux Jeux de Sotchi, mais après, on pourrait être forcé de sabrer dans nos dépenses.»

L'une des solutions qui pourrait être préconisée est de ne faire voyager que les athlètes faisant partie de l'équipe A sur le circuit de la Coupe du monde, ce qui aurait un impact important sur la relève.

Cet énorme manque à gagner force également les sports de glisse à faire les choses différemment: les fédérations de ski alpin, biathlon, surf des neiges, ski de fond, ski nordique et de saut à skis ont uni leurs efforts à l'ACSA afin de trouver des partenaires communs, ce qui permet d'élargir l'éventail des partenaires potentiels, qui pouvaient parfois rejeter tel ou tel sport pour des raisons démographiques ou géographiques. Ce partenariat pourrait bientôt rapporter de premières dividendes.

«Nous sommes sur le point de nous associer à un gros partenaire pour dénicher des commanditaires. C'est un très gros partenaire, que je ne veux pas identifier pour l'instant, a lancé Judge, mais nous sommes confiants que cette alliance rapportera gros.»

D'ailleurs, Judge dit voir la lumière au bout du tunnel.

«Ce genre de situation va et vient en cycles et je crois que nous avons passé le pire de la tempête, a noté Judge. On voit aussi que la situation économique semble reprendre du mieux, alors nous sommes définitivement sortis du creux de vague. Pour nous, ça ne s'est pas encore concrétisé en de nouveaux partenariats, mais je ne suis pas inquiet.»