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11/01/2013 02:41 EST | Actualisé 13/03/2013 05:12 EDT

Entente entre le président de la République centrafricaine et les rebelles

LIBREVILLE, Gabon - Le président de la République centrafricaine François Bozizé et les rebelles de la Coalition du Séléka qui espéraient le renverser ont conclu une entente qui lui permettra de conserver ses fonctions jusqu'à la fin de son mandat, en 2016, ont annoncé des responsables vendredi.

L'annonce est survenue après plusieurs jours de pourparlers de paix au Gabon, mis sur pied après qu'une alliance de groupes rebelles aient envahi le nord du pays et pris le contrôle de dizaines de villes.

Vendredi, en public, M. Bozizé a serré la main de représentants des rebelles — qu'il avait qualifiés de terroristes à peine deux jours plus tôt — et d'autres rivaux politiques, afin de sceller l'accord qui lui permettra de rester en poste.

L'offensive rebelle n'a pas atteint Bangui, la capitale, mais s'est voulue la menace la plus sérieuse depuis l'accession de M. Bozizé au pouvoir il y a près de dix ans.

Lors d'une vidéo-conférence menée de Libreville, au Gabon, Margaret Vogt, déléguée spéciale des Nations unies à la République centrafricaine, a déclaré au Conseil de sécurité que le président, acculé au pied du mur, avait été contraint de faire plusieurs concessions et de respecter sa promesse d'encourager un gouvernement d'unité nationale.

La nouvelle de l'accord a été reçue avec soulagement dans les rues de Bangui.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a lui aussi bien accueilli la nouvelle de cette entente. Les membres de l'organe sécuritaire des Nations unies ont précisé que l'accord de paix devait être mis en place «très rapidement», et a appelé toutes les parties à «agir de bonne foi en ce sens».

Dans une déclaration publiée tard vendredi, le Conseil réclamait un accès rapide aux gens nécessitant de l'aide humanitaire, et la libération immédiate de tous les civils détenus par des groupes armés.

Le Conseil de sécurité a également exigé la fin immédiate de toutes les violations présumées des droits de la personne, incluant le fait de cibler les minorités ethniques, le recrutement et l'utilisation d'enfants soldats, ainsi que les violences sexuelles.