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10/01/2013 04:03 EST | Actualisé 11/01/2013 03:43 EST

Campagne publicitaire controversée: Anik Jean s'explique (TWITTER)

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Anik Jean est dépassée par les réactions suscitées par sa campagne de promotion d’un goût douteux.

Depuis hier, de nombreux journalistes ont mentionné vouloir boycotter la chanteuse Anik Jean en raison de sa campagne de promotion pour son nouvel album Schizophrène qui sort le 26 février prochain.

Rappelons les faits : en novembre et décembre derniers, certains journalistes ont reçu des messages anonymes à caractère menaçant. Chaque lettre des messages avait été découpée dans les journaux et collée sur une feuille. Dans le premier message, il était écrit : « Minable », et dans le second, « Je n’arrêterai pas ».

Coup de théâtre cette semaine, Anik Jean a fait parvenir un communiqué dans lequel elle révèle qu’il s’agit des titres des deux premiers extraits de son nouvel album et qu’elle a choisi cette promotion comme « moyen d’illustrer ce que peuvent ressentir les personnes victimes d’intimidation, un phénomène duquel personne n’est à l’abri, peu importe l’âge, le milieu ou le rang social ».

En exclusivité dans le Journal de Montréal, la chanteuse s’explique et s’excuse. « Je suis vraiment désolée, jamais je n’ai voulu faire de mal ou de peine à qui que ce soit. Faut croire que ma démarche était un jeu dangereux », dit-elle au quotidien.

Elle avoue avoir elle-même créé les 150 lettres anonymes envoyées aux journalistes.

La chanteuse affirme que cette démarche était seulement dans le but de se démarquer du lot afin de promouvoir son album pour que celui-ci ne se retrouve pas dans le bac de récupération. Surtout, elle insiste sur le fait que les messages n’avaient rien de personnel.

« C’est difficile d’attirer l’attention aujourd’hui. Donc, j’ai voulu faire différent. Cet album très rock est important pour moi. Si les journalistes se donnent la peine de l’écouter, ils comprendront mieux ma démarche. Cette fille qui envoie ces lettres est mon personnage, Kina, une justicière. Faut croire que ce ne fut pas saisi... » ajoute-t-elle.

Mais comment les journalistes auraient pu saisir qu’il s’agissait d’un personnage ou d’une campagne de promotion sans aucun indice?

Si tout le Québec sait maintenant qu’elle lance un nouvel album, il reste à savoir si les journalistes voudront bien en parler.

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