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09/01/2013 09:39 EST | Actualisé 11/03/2013 05:12 EDT

Syrie: des opposants proposent un gouvernement dans les "zones libérées"

Le Conseil national syrien (CNS), principale composante de la Coalition de l'opposition, a proposé un plan de transition prévoyant la formation d'un gouvernement intérimaire dans les zones "libérées", selon une copie de ce plan que l'AFP s'est procurée mercredi.

Le CNS appelle la Coalition à "former un gouvernement intérimaire qui doit avoir la garantie qu'il sera reconnu par la communauté internationale".

Ce cabinet, précise le CNS, exercera ses activités "dans les zones libérées", c'est-à-dire tenues par les rebelles, très implantés dans l'est et le nord de la Syrie, en proie depuis 21 mois à une révolte devenue guerre civile.

Ce gouvernement, qui aura "tous les pouvoirs exécutifs", doit être composé de "personnes patriotes et révolutionnaires engagées (à mettre en oeuvre) les objectifs de la révolution conformément aux exigences de la Coalition".

Ce plan prévoit encore un accord entre les différentes factions de l'opposition armée "et les officiers de l'armée gouvernementale n'ayant pas de sang syrien sur les mains, pour organiser un cessez-le-feu, le retour de l'armée dans ses casernes et l'intégration des révolutionnaires dans les rangs de l'armée et des forces de l'ordre".

Ensuite, le CNS envisage "la mise à l'écart de Bachar al-Assad et des dignitaires de son régime", puis la démission du gouvernement et la dissolution du Parlement et des services de sécurité, "à l'exception de la police", ainsi que la démission des chefs des forces armées, et la dissolution de "la 4ème division et de la Garde républicaine".

La 4ème division du 1er corps d'armée, en charge de Damas, est dirigée par le colonel Maher al-Assad (44 ans), frère du président, tandis que la Garde républicaine est considérée comme la garde prétorienne du régime.

Le plan prévoit ensuite une conférence nationale ouverte à "toutes les forces politiques et révolutionnaires et toutes les composantes de la société sans exception" qui doit durer "au maximum un mois à compter de la chute du régime".

Elle devra recenser les "crimes commis" par le régime et ensuite former une "commission pour la vérité, la justice et la réconciliation nationale".

Le président Assad a proposé dimanche un plan pour sortir de 21 mois de conflit prévoyant la fin des opérations militaires, suivie d'un dialogue national sous l'égide du "gouvernement actuel". Mais le chef de l'Etat a affirmé ne pas avoir trouvé jusqu'à présent de "partenaire" pour ce dialogue.

En dépit du rejet catégorique de ce plan par l'opposition à l'extérieur du pays ainsi que par l'opposition tolérée à Damas, le gouvernement a entamé "une session permanente" pour mettre sur pied les mécanismes d'application de cette feuille de route.

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