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09/01/2013 05:27 EST | Actualisé 11/03/2013 05:12 EDT

Obama veut agir pour freiner la violence causée par les armes, dit Biden

WASHINGTON - Le président des États-Unis, Barack Obama, est «déterminé à agir» sur le dossier des armes à feu, a déclaré mercredi le vice-président Joe Biden, qui a amorcé ses rencontres de haut niveau à la Maison-Blanche pour trouver des façons de réduire la violence causée par les armes, dans la foulée du massacre au Connecticut.

Le vice-président Joe Biden a déclaré devant les journalistes que la fusillade de Newtown, menée avec un fusil d'assaut acheté légalement, avait touché la conscience du pays d'une façon qu'il n'a jamais vue dans sa carrière.

La tuerie de Newtown a fait 26 victimes, dont 20 enfants âgés de 6 et 7 ans.

Tandis que le vice-président rencontrait des groupes de victimes et des organisations qui militent pour la sécurité des armes à feu, un débat a émergé sur ce que devrait être la sécurité des armes à feu, dans un pays où le droit individuel de porter des armes est protégé par la Constitution.

Le président Obama espère pouvoir annoncer les mesures que son administration entend prendre pour freiner la violence causée par les armes peu après son investiture pour un deuxième mandat, le 21 janvier.

Pendant ce temps, une coalition de conservateurs et d'organisations de défense des armes à feu a annoncé la tenue d'une «Journée d'appréciation des armes» qui coïncidera avec l'investiture. La campagne incite les Américains à se rendre dans les magasins d'armes, les stands de tir et les expositions d'armes à feu avec des drapeaux américains et des affiches disant «Ne touchez pas à mon arme».

Le gouverneur démocrate de New York, l'État américain où les lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes, a proposé mercredi d'interdire tous les fusils d'assauts et tous les chargeurs de munitions à grande capacité.

Le gouverneur républicain du New Jersey voisin a quant à lui estimé que les élus devaient réfléchir au système de santé mentale, améliorer l'accès aux médicaments et analyser l'impact des jeux vidéo violents.

L'ancienne représentante Gabrielle Giffords, qui a été atteinte par balle à la tête il y a deux ans lors d'une fusillade à Tucson, a lancé mardi un comité d'action politique pour contrecarrer l'influence du lobby sur les armes, qui s'adresse aux propriétaires d'armes «responsables» comme elle.

Plusieurs États américains envisagent des initiatives après la tuerie au Connecticut. Certains États proposent de mener des vérifications immédiates des antécédents de ceux qui veulent acheter des munitions, tandis qu'une ville de l'Utah veut que chaque famille soit armée.

Le vice-président Biden rencontrera jeudi des représentants de la National Rifle Association, le plus puissant lobby des armes aux États-Unis, qui a déclaré après le massacre au Connecticut que la solution à la violence causée par les armes était de poster un policier armé dans chaque école.

M. Obama veut que M. Biden lui soumette des propositions d'ici la fin du mois. «Il est très conscient de la nécessité d'agir», a indiqué le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney.