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09/01/2013 02:55 EST | Actualisé 10/03/2013 05:12 EDT

Le PQ veut serrer la vis aux députés transfuges et démissionnaires

Le gouvernement Marois prépare des mesures contre les députés « vire-capot » et les élus démissionnaires.

Un projet de réforme visant à interdire aux députés de changer d'allégeance politique en cours de mandat est présentement en gestation, a indiqué mercredi le ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville.

Au lieu de « traverser la chambre » en toute impunité, un député dissident devra soit siéger comme indépendant jusqu'au déclenchement du scrutin général ou encore démissionner et retourner devant l'électorat, a expliqué le ministre.

Dans ce cas, a précisé M. Drainville, le transfuge devra justifier auprès de la population la tenue d'une élection complémentaire, qui coûte 500 000 $ aux contribuables.

L'an dernier, trois députés ont claqué la porte du Parti québécois - alors en pleine crise de leadership - pour rejoindre les rangs de la Coalition avenir Québec (CAQ). Un seul d'entre eux, Daniel Ratthé, a été réélu au scrutin du 4 septembre. Les deux autres transfuges, François Rebello et Benoît Charette, n'ont pas réussi l'épreuve de l'urne.

M. Drainville compte aussi concrétiser en 2013 un engagement qui risque de faire grincer des dents à l'Assemblée nationale: l'abolition des primes de départ pour les députés démissionnaires. À défaut d'une raison majeure, comme l'état de santé, un député quittant le navire avant la fin de son mandat sera privé de sa généreuse allocation de départ.

Au fil des ans, de nombreux députés de toutes les formations politiques ont démissionné en cours de mandat, empochant des indemnités de centaines de milliers de dollars. Certains, comme Pauline Marois, François Legault, Nicole Léger et Jean-Marc Fournier, sont par la suite revenus en politique active.