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09/01/2013 01:02 EST | Actualisé 11/03/2013 05:12 EDT

Lakhdar Brahimi juge le discours du président syrien "sectaire" et "partial"

L'émissaire international Lakhdar Brahimi a qualifié de "sectaire" et "partial" le discours du président syrien Bachar al-Assad, dans un entretien accordé mercredi à la chaîne britannique BBC.

Ce discours "est la répétition d'initiatives anciennes qui n'ont clairement pas marché (...) Ce qui a été dit cette fois-ci n'est vraiment pas différent, (ce discours) est encore plus sectaire et partial", a déclaré M. Brahimi.

"En 2012, il y a eu un nouveau Parlement, une nouvelle Constitution, un nouveau gouvernement. Et la situation ne s'est pas améliorée d'un iota", a-t-il encore estimé.

"Ce qu'il faut c'est reconnaître qu'il y a un problème, un très très grave problème entre les Syriens, et que les Syriens doivent se parler pour le résoudre", a poursuivi l'envoyé de l'ONU et de la Ligue arabe.

"En Syrie, comme ailleurs, nos peuples dans la région réclament un véritable changement, pas un changement cosmétique. Le temps des réformes généreusement accordées (par le pouvoir) est révolu", a-t-il dit avec ironie.

"Le peuple veut avoir son mot à dire sur la façon dont il est gouverné. En Syrie en particulier, ce que les gens disent c'est qu'une famille qui règne pendant 40 ans, c'est un peu trop long. Je pense que le président Assad pourrait prendre l'initiative de répondre aux aspirations de son peuple, plutôt que d'y résister", a-t-il poursuivi.

Il faisait allusion à la prise du pouvoir en 1970 par Hafez al-Assad, le père de Bachar al-Assad qui lui a succédé en 2000 après son décès.

Bachar al-Assad a proposé dimanche un plan pour sortir de 21 mois de conflit prévoyant la fin des opérations militaires, suivie d'un dialogue national sous l'égide de son propre gouvernement.

En dépit du rejet catégorique de ce plan par l'opposition, le gouvernement s'affaire depuis mardi à mettre sur pied les mécanismes d'application de cette feuille de route.

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