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09/01/2013 04:53 EST | Actualisé 10/03/2013 05:12 EDT

Emirats: interrogatoires de femmes liées à un groupe accusé de complot

La justice émiratie interroge plusieurs femmes liées à un groupe d'islamistes dont les membres ont été arrêtés en juillet pour complot contre la sûreté de l'Etat, a indiqué le procureur des Emirats cité mercredi par l'agence officielle Wam.

"Les services du procureur général ont commencé à interroger des femmes responsables de +la branche féminine+ de l'organisation secrète mise en place par les accusés", a déclaré Salem Saïd Kobaïch à l'agence officielle Wam.

"Ces femmes sont convoquées pour être interrogées par les services du procureur général qui veillent à ce qu'elles soient traitées selon les normes de l'islam mais aussi selon le principe de l'égalité entre les sexes face à la justice", a-t-il ajouté.

M. Kobaïch n'a pas précisé le nombre de ces femmes et si elles risquent d'être placées en détention à l'issue des interrogatoires.

Les autorités émiraties avaient annoncé le 15 juillet le démantèlement d'un groupe pour complot contre la sécurité de l'Etat et le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfane, avait par la suite accusé les Frères musulmans de chercher à renverser les monarchies du Golfe.

En septembre, un quotidien proche des autorités avait affirmé qu'une soixantaine de partisans du groupe islamiste Al-Islah, lié aux Frères musulmans, arrêtés avaient avoué appartenir à une "organisation secrète" qui voulait profiter du Printemps arabe pour instaurer un régime islamiste.

Al-Islah a cependant démenti.

Début janvier, la presse locale a annoncé l'arrestation aux Emirats de onze Egyptiens soupçonnés de diriger une cellule liée aux Frères musulmans d'Egypte.

Les autorités ont rejeté ensuite une demande du Caire de les libérer et annoncé leur intention de les traduire en justice.

Selon la presse émiratie, les onze Egyptiens dirigeaient une cellule des Frères musulmans qui recrutait des expatriés égyptiens, collectait des informations classées secrètes liées à la défense et envoyaient illégalement des fonds à l'organisation mère en Egypte.

bur/mh/sw

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