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09/01/2013 10:37 EST | Actualisé 11/03/2013 05:12 EDT

Egypte: nouveau chef pour le principal parti salafiste après scission

Le principal parti fondamentaliste salafiste égyptien, Al-Nour, a désigné mercredi son nouveau président, une semaine après la scission de son ancien chef Imad Abdel Ghafour qui a créé une nouvelle formation.

Candidat unique, Younès Makhyoun, a été désigné au terme d'un congrès au Caire de ce parti miné par les divisions internes et les conflits de personnes à l'approche d'élections législatives.

Membre des hautes instances de cette formation, il succède à Imad Abdel Ghafour qui a fait scission la semaine dernière avec une centaine de ses partisans et lancé un nouveau parti, Al-Watan.

Le parti Al-Nour, partisan d'un islam rigoriste sur le modèle de celui prôné par l'Arabie saoudite, détenait près du quart des sièges de députés dans la chambre dissoute en juin, derrière les Frères musulmans, première force politique du pays.

La scission est largement due à des rivalités personnelles entre dirigeants de ce parti formé dans la foulée de la chute du régime de Hosni Moubarak début 2011, avant de faire une percée spectaculaire aux législatives de l'hiver 2011/2012.

Les récents débats internes ont également mis en lumière des divergences sur les relations avec les Frères musulmans, vis-à-vis desquels les salafistes se posent alternativement en alliés et en rivaux.

Des législatives doivent avoir lieu prochainement pour désigner une nouvelle chambre des députés, à la suite de l'adoption d'une nouvelle Constitution en décembre.

La Constitution prévoit que deux mois après sa promulgation doivent débuter les "procédures" pour organiser ce scrutin, dont la date précise n'a pas encore été annoncée.

Le nouveau chef d'Al-Nour a déclaré mercredi que son parti continuerait à oeuvrer pour que la charia soit le fondement des lois.

La nouvelle Constitution égyptienne prévoit que la loi islamique soit "la source principale de la législation", une formule qui figurait déjà dans l'ancienne Constitution en vigueur sous Hosni Moubarak.

Toutefois, elle prévoit que toutes les doctrines sunnites puissent servir de référence pour l'interprétation de la charia, une disposition qui, pour l'opposition laïque et les chrétiens, fait une place aux visions les plus fondamentalistes de l'islam.

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