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09/01/2013 10:22 EST | Actualisé 11/03/2013 05:12 EDT

CORRIGÉ: L'Iran n'ira pas au-delà du TNP dans ses discussions avec l'AIEA (chef nucléaire)

L'Iran n'ira pas au delà de ses obligations prévues par le Traité de non prolifération nucléaire (TNP) lors de ses prochaines discussions avec l'AIEA, a réaffirmé mercredi le chef du programme nucléaire, semblant exclure une visite immédiate au site controversé de Parchin.

"Nous sommes tenus de respecter nos droits dans les négociations, et nous n'accepterons rien au-delà du TNP", a déclaré M. Fereydoun Abbassi Davani en évoquant, à la télévision d'Etat, les nouvelles discussions sur le programme nucléaire iranien controversé prévues le 16 janvier à Téhéran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Le responsable iranien a ajouté que Téhéran "veut lever les doutes" de l'AIEA sur la finalité du programme nucléaire iranien, mais que "pour lever ces ambiguïtés les négociateurs de l'AIEA doivent présenter (à l'Iran) les documents (appuyant ces doutes) pour qu'ils soient étudiés".

Cette formulation semble exclure toute visite immédiate de la délégation de l'AIEA sur la base militaire de Parchin, près de Téhéran, où l'agence onusienne demande en vain depuis un an de se rendre pour examiner un site jugé suspect où l'Iran pourrait avoir procédé à des simulations d'explosion utilisables pour le déclenchement d'une arme nucléaire.

M. Abbassi Davani a réaffirmé mercredi que les doutes de l'AIEA avaient été "suscités par des services de renseignement étrangers", et il a espéré que les "les discussions (du 16 février) se déroulent dans un climat raisonnable" et permettent d'aboutir à "un bon succès".

L'Iran dément farouchement que son programme nucléaire ait une finalité militaire comme le soupçonnent l'AIEA et le Conseil de sécurité de l'ONU, qui l'a condamné par six résolutions dont quatre assorties de sanctions.

Téhéran a refusé toutefois jusqu'à présent de répondre à certaines questions et demandes de vérification posées par l'AIEA, estimant qu'elles vont au delà des obligations iraniennes dans la cadre du TNP.

L'Iran et l'AIEA tentent depuis début 2012 de se mettre d'accord sur une "approche structurée" permettant aux inspecteurs de l'agence internationale d'effectuer des vérifications ponctuelles dans des domaines non prévus par le TNP.

L'AIEA s'est dite en décembre "confiante" que cet accord pourrait être trouvé lors de la visite de sa délégation en janvier à Téhéran.

L'agence onusienne a également confirmé son intérêt pour une visite à Parchin, bien que selon elle l'Iran ait entrepris de "nettoyer" le site de fond en comble après l'annonce de sa découverte.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast a réaffirmé de son côté mardi, lors de son briefing hebdomadaire, qu'une visite de l'AIEA à Parchin ne pourrait être envisagée que dans le cadre d'un tel "accord global" reconnaissant notamment "officiellement" le droit de l'Iran à maîtriser tout le cycle nucléaire.

"L'Iran sera alors prêt à mener les actions nécessaires pour lever les ambiguïtés" sur son programme nucléaire, a-t-il ajouté.

Les résolutions du conseil de sécurité de l'ONU demandent à l'Iran de cesser l'enrichissement d'uranium qui est au coeur des inquiétudes sur les objectifs nucléaires de Téhéran, mais l'Iran a toujours refusé en affirmant qu'il s'agissait d'un de ses droits reconnus par le TNP.

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