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09/01/2013 03:08 EST | Actualisé 11/03/2013 05:12 EDT

Attaque au Cachemire: l'Inde convoque l'ambassadeur pakistanais pour se plaindre

NEW DELHI - L'Inde a convoqué le plus haut diplomate pakistanais à New Delhi mercredi pour se plaindre officiellement de l'attaque contre une patrouille de l'armée indienne dans la région disputée du Cachemire, qui a tué deux soldats, dont les corps ont été retrouvés mutilés.

Le ministère indien des Affaires extérieures a déclaré, dans un communiqué, avoir demandé au Pakistan d'«enquêter immédiatement sur ces actes qui contreviennent à toutes les normes de conduite internationales» et à s'assurer qu'ils ne se reproduisent plus.

Le Cachemire est revendiqué dans son intégralité à la fois par l'Inde et le Pakistan, mais le territoire est divisé entre les deux pays. L'Inde et le Pakistan se sont affrontés dans deux guerres au sujet de cette région, mais un cessez-le-feu entre les deux rivaux tient depuis une décennie.

Selon le gouvernement indien, les troupes pakistanaises ont franchi mardi la ligne de démarcation établie lors du cessez-le-feu et ont attaqué des soldats indiens qui patrouillaient la région de Mendhar, avant de se retirer.

Le communiqué du gouvernement affirme que les corps des deux soldats «ont été soumis à des mutilations barbares et inhumaines».

D'après un haut responsable de l'armée indienne, le brigadier S. Chawla, l'un des corps a été décapité.

Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a nié ces allégations mercredi, les jugeant «infondées» et «injustifiées».

«Le Pakistan est prêt à mener une enquête par le biais du Groupe d'observateurs militaires de l'ONU pour l'Inde et le Pakistan sur les récentes violations de la ligne de contrôle», a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

Il s'agissait du deuxième jour de violences cette semaine au Cachemire. Dimanche, un soldat pakistanais avait été tué par balle dans la région. Selon les autorités pakistanaises, l'attaque aurait été menée par des soldats indiens ayant franchi la ligne de cessez-le-feu.

Les deux camps nient être entrés dans le territoire de l'autre.