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09/01/2013 03:22 EST | Actualisé 11/03/2013 05:12 EDT

Algérie: 8 ministres issus du FLN réclament le départ du chef de leur parti

Huit ministres issus du Front de libération nationale (FLN) ont appelé mercredi le chef de leur parti, au pouvoir en Algérie, à démissionner de son poste, dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Les ministres issus du FLN appellent M. Abdelaziz Belkhadem à céder sa place à un nouveau secrétaire général lors de la prochaine session du comité central du parti", prévue du 31 janvier au 2 février, ont indiqué les signataires.

Les auteurs de l'appel ont également demandé à M. Belkhadem d'annoncer "volontairement et dès maintenant son intention (de quitter son poste) pour permettre une bonne et sereine préparation de cette réunion", selon le document.

Les ministres signataires sont ceux de la Santé Abdelaziz Ziari, du Travail, Tayeb Louh, des Transports, Amar Tou, de l'Enseignement supérieur, Rachid Haroubia, de la Poste et des Nouvelles technologies de l'information et des Télécommunications, Moussa Benhamadi, de l'Agriculture, Rachid Benaïssa, des Relations avec le parlement, Mahmoud Khedri et le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel.

"Je confirme le contenu du communiqué. Un des signataires me l'a lui-même confirmé. Les huit ministres sont tous membres du comité central, instance suprême du parti. Quatre d'entre eux sont membres du bureau politique, la direction du parti", a précisé à l'AFP le porte-parole du FLN, Kassa Aïssi.

Ces ministres accusent M. Belkhadem d'avoir tenté d'utiliser "les institutions de l'Etat pour assouvir ses ambitions personnelles" et affirment "ne plus reconnaître son autorité à partir d'aujourd'hui (mercredi)."

M. Belkhadem est confronté depuis des mois à une fronde menée par des membres du comité central du parti, qui réclament son départ.

Le FLN est arrivé en tête des élections législatives du 10 mai avec 221 sièges sur 462, suivi du Rassemblement national démocratique (RND).

L'appel adressé à l'actuel chef du FLN intervient quelque jours après le départ forcé du patron du RND, l'ex-premier ministre Ahmed Ouyahia, qui a démissionné de son poste de secrétaire général après avoir fait face à une contestation durant plusieurs semaines au sein de son parti.

Le FLN et le RND sont membres de l'alliance présidentielle créée en 2004 pour soutenir le chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika.

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