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09/01/2013 11:09 EST | Actualisé 11/03/2013 05:12 EDT

52 millions de domestiques dans le monde

Le nombre d'employés domestiques a connu une hausse vertigineuse dans le monde entre 1995 et 2010, passant de 33 à 52 millions de personnes, dont 83 % de femmes.

Dans sa première étude sur le sujet, l'Organisation internationale du travail (OIT) souligne que ces salariés endurent des conditions de travail médiocres et sont insuffisamment protégés juridiquement.

Le travail domestique représente 7,5 % de l'emploi salarié des femmes dans le monde. Mais les disparités régionales sont grandes. Ainsi, les domestiques sont particulièrement nombreuses en Asie (41 % du total mondial) et en Amérique latine (37 % du total).

Vulnérabilité

L'OIT souligne que les travailleurs domestiques résidant chez leur employeur sont particulièrement vulnérables à l'exploitation dans la mesure où ils reçoivent une rémunération forfaitaire indépendamment du nombre d'heures travaillées.

Les travailleurs immigrés sont eux aussi particulièrement désarmés dans la mesure où leur statut juridique est précaire et qu'ils ne connaissent pas toujours la langue du pays, ce qui les rend plus susceptibles de subir des violences physiques et sexuelles, des abus psychologiques, le non-paiement des salaires et la servitude pour dette, entre autres.

 

Ces statistiques excluent les enfants de moins de 15 ans employés comme domestiques, et qui seraient au moins 7,4 millions, selon l'OIT.

L'organisation a également tenu à souligner qu'il s'agissait d'une estimation très prudente et qu'il est probable que le travail domestique concerne des dizaines de millions de personnes supplémentaires.

En 2011, l'OIT a adopté une convention internationale sur le travail domestique qui n'a été ratifiée pour le moment que par trois États : les Philippines, Maurice et l'Uruguay.

Cette convention prévoit une durée de travail raisonnable, un repos hebdomadaire d'au moins 24 heures consécutives, une limitation de paiements en nature, une information claire sur les conditions d'embauche et le respect des droits fondamentaux au travail.