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08/01/2013 03:10 EST | Actualisé 10/03/2013 05:12 EDT

Le pétrole quasi-stable à New York avant les chiffres sur les stocks aux USA

Le pétrole a terminé quasi-stable à New York mardi, les investisseurs restant sur la réserve à la veille de la publication des chiffres sur les réserves de brut aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février a lâché 4 cents pour s'établir à 93,15 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"En l'absence de nouvelles majeures liées au pétrole, le mouvement sur le marché est resté très modeste", a observé Bart Melek, de TD Securities.

Les courtiers attendaient surtout les chiffres des réserves américaines de brut aux Etats-Unis, qui ont enregistré la semaine précédente "le recul le plus important en une décennie", de 11 millions de barils, a noté M. Melek.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le département américain de l'Energie (DoE) devrait faire état mercredi d'une hausse de 1,6 million de barils des réserves de brut aux Etats-Unis sur la semaine achevée le 4 janvier.

De leur côté, les stocks d'essence sont attendus en hausse de 2,3 millions de barils et les réserves de produits raffinés (dont le gazole et le fioul de chauffage), très surveillées durant la période hivernale, en hausse de 1,1 million de barils.

"Au vue de l'ampleur du recul de la semaine dernière, le marché semblait réticent à opérer tout mouvement dans un sens ou dans l'autre avant la diffusion" du rapport du DoE, a remarqué Matt Smith, de Schneider Electric.

Le léger recul des prix du pétrole a toutefois été limité par les prévisions météorologiques.

"Des températures plus fraîches que prévu sont attendues en Amérique du Nord alors que le climat est déjà très froid en Europe, et cela soutient les cours du pétrole, dans le sillage des prix des produits raffinés", a expliqué Phil Flynn, de Price Futures Group.

Par ailleurs, selon lui, l'annonce du niveau record atteint par le chômage en zone euro, qui s'est établi à 11,8% de la population active, contre 11,7% en octobre, favorisait les attentes d'une poursuite de la politique accommodante menée par la Banque centrale européenne (BCE), pour stimuler l'économie et la demande. L'institution se réunit jeudi pour discuter de sa politique monétaire.

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