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08/01/2013 01:41 EST | Actualisé 10/03/2013 05:12 EDT

Des chiites irakiens manifestent leur appui au gouvernement d'Al-Maliki

BASSORAH, Irak - Des manifestants sont descendus dans les rues de la deuxième plus grande ville d'Irak, mardi, pour exprimer leur appui au gouvernement du premier ministre Nouri Al-Maliki, érodé par plus de deux semaines de manifestations de l'opposition sunnite.

Le rassemblement à Bassorah, dans le sud du pays, semble être la plus importante démonstration d'appui au gouvernement depuis le début des manifestations sunnites en décembre. Les sunnites estiment être traités comme des citoyens de seconde classe et réclament la libération de détenus, notamment.

Un journaliste de l'Associated Press présent à la manifestation de Bassorah a déclaré que plus de 2000 personnes y avaient participé, dont certaines portaient des photos du premier ministre chiite. À un certain moment, des manifestants ont brûlé une photo d'Izzat Ibrahim al-Douri, le plus important membre du gouvernement de Saddam Hussein toujours en fuite. Il avait récemment exprimé son appui aux manifestations antigouvernementales sunnites.

La chaîne de télévision publique Iraqiya a montré des images de plus petites manifestations dans d'autres villes chiites du sud de l'Irak.

Mais la chaîne n'a pas vraiment parlé des manifestations antigouvernementales dans les régions sunnites du pays, notamment à Ramadi, après l'arrestation des gardes du corps assignés à la protection du ministre des Finances, Rafia al-Issawi, l'un des plus hauts responsables sunnites du gouvernement.

Pour les sunnites, ces arrestations montrent que leur communauté est discriminée et que le gouvernement, à majorité chiite, n'applique pas les mêmes lois pour les sunnites que pour les chiites.

À Bagdad, la plupart des membres sunnites et kurdes du gouvernement ont boycotté la réunion du cabinet mardi. Un membre chiite du Parlement, Haider al-Mulla, a déclaré que les ministres avaient décidé de boycotter la réunion pour protester contre le refus du gouvernement de s'attaquer à la crise politique et de prendre en compte les demandes des manifestants antigouvernementaux.

Plus tard dans la journée, une voiture piégée a explosé près de la ville de Khan Bani Saad, à 25 kilomètres au nord de la capitale, tuant cinq personnes et faisant 11 blessés, selon la police et des responsables des hôpitaux.