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08/01/2013 03:35 EST | Actualisé 10/03/2013 05:12 EDT

Cris racistes: le Pro patria devra jouer son prochain match à huis clos

Le club Pro Patria, dont les cris racistes d'une partie des supporteurs avaient provoqué la colère du joueur ghanéen de l'AC Milan Kevin-Prince Boateng, entraînant l'interruption d'un match amical, devra jouer son prochain match à huis clos, a décidé mardi le juge sportif de la Lega pro.

Le comportement du groupe de supporteurs du Pro Patria "est d'une gravité extrême", a estimé le juge dans sa décision qui relève qu'il s'est agi d'"une manifestation de discrimination raciale intervenue au moment d'un match amical". "Il n'y avait pas d'enjeu de compétition, ce qui, sans constituer une justification, aurait pu être une circonstance atténuante", a-t-il ajouté.

Pour le juge, cette sanction à un rôle punitif mais aussi "préventif, afin d'éviter la répétition des mêmes épisodes", une précédente condamnation du club cette saison à une amende de 5.000 euros pour des motifs analogues s'étant révélée "inefficace".

De son côté, le président de la Fédération italienne de football Giancarlo Abete a répété qu'il était favorable à ce qu'à l'avenir des matchs "soient suspendus temporairement ou définitivement pour des épisodes liés au racisme". Peu importe les problèmes de calendrier, a-t-il dit, la priorité est d'"éloigner des stades tous ceux qui n'ont pas à y être parce qu'ils polluent gravement la convivialité d'un événement sportif".

Le 3 janvier, Kevin-Prince Boateng, excédé par les cris racistes des supporteurs de la petite équipe de Pro Patria (4e div.), avait quitté le terrain à Busto Arsizio (nord), provoquant l'interruption du match amical à la 26e minute.

Les autres joueurs de l'AC Milan avaient suivi le Ghanéen, sous les sifflets des supporteurs de l'équipe adverse.

L'interruption du match, une première en Italie pour des faits de ce genre, a été saluée par les autorités sportives et politiques.

mle/jde