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07/01/2013 03:20 EST | Actualisé 08/03/2013 05:12 EST

Une saison aux allures de sprint

Les joueurs de la Ligue nationale qui patinent à Candiac depuis le début du lock-out, ont affiché plus d'entrain qu'à l'accoutumée, lundi matin, au lendemain du dénouement positif du conflit. Leur calvaire est terminé et ils piaffent d'impatience que la saison de hockey se mette en branle.

« Douloureux », a répondu l'attaquant Max Pacioretty, du Canadien, quand on lui a demandé de résumer en un mot ce qu'ont représenté pour lui les 113 jours du conflit, qui a pris fin aux aurores dimanche à New York.

Ce quatrième arrêt de travail au cours des deux dernières décennies dans la LNH a de nouveau mis à rude épreuve la loyauté des amateurs de hockey. Plusieurs d'entre eux en garderont un goût amer en bouche.

Mais comme l'a souligné le défenseur Josh Gorges, du Canadien, tout n'est pas perdu puisqu'une partie de la saison a été sauvée.

« Quarante-huit ou 50 matchs, c'est mieux que pas de match du tout »,a-t-il lancé après avoir pris part à une séance de jeu simulé en compagnie de coéquipiers et de joueurs d'autres équipes.

À l'instar de ses coéquipiers, le capitaine du Canadien Brian Gionta a dit vouloir tourner la page d'un autre triste chapitre de la LNH au plus vite, en regardant vers l'avant.

Ce n'est pas le moment de céder à l'apitoiement, de toute façon, parce que la saison va s'amorcer dans une douzaine de jours à peine.

Gionta a parlé d'un sprint « du début à la fin » qui n'avantagera aucune équipe parce que « toutes dans le même bateau ». Il a souligné l'importance de connaître un bon départ et d'éviter les mauvaises séquences.

Le capitaine a dit avoir bon espoir que le Canadien se ressaisisse, après avoir terminé au dernier rang de l'Association de l'Est la saison dernière.

Soulignant que les blessures avaient affecté le rendement de l'équipe, il a ajouté que les nouveaux dirigeants ont greffé de précieuses acquisitions (Brandon Prust, Colby Armstrong et Francis Bouillon) au groupe.

Interrogé au sujet des négociations contractuelles avec P.K. Subban qui s'annoncent laborieuses, Gionta a simplement concédé que Subban est un rouage important de l'équipe, mais qu'il n'est pas irremplaçable.