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07/01/2013 05:10 EST | Actualisé 08/03/2013 05:12 EST

Un deuxième Koweïtien condamné pour offense à l'émir

La justice koweïtienne a condamné lundi à deux ans de prison un opposant pour des propos sur Twitter jugés offensants à l'émir, dans la deuxième affaire du genre en deux jours.

"Ayyad al-Harbi a été condamné à deux ans de prison", a déclaré Mohammed al-Humaidi, directeur de la Société koweïtienne des droits de l'Homme.

Le tribunal a décidé que M. Harbi doit servir immédiatement sa peine même s'il peut se pourvoir en appel et aller devant la Cour suprême pour tenter d'annuler la condamnation, a expliqué M. Humaidi.

La veille, un autre opposant, Rached al-Enezi a été condamné pour la même raison à la même peine et incarcéré à la prison centrale de Koweït.

Mais le même tribunal qui a prononcé les deux sentences a blanchi lundi un troisième opposant, l'ex-député Oussama al-Munawer, d'accusations d'atteinte à l'autorité et au statut de l'émir, ce qui est interdit par la Constitution.

M. Munawer a été brièvement détenu après un discours lors d'un meeting le 13 octobre jugé offensant pour le chef de l'Etat cheikh Sabah al-Ahmed Al-Sabah.

MM. Enezi et Harbi, âgés tous deux d'une vingtaine d'années, sont les premiers de dizaines d'opposants poursuivis pour offense à l'émir.

Les poursuites font partie d'une campagne contre l'opposition qui conteste les élections législatives de décembre qu'elle avait boycottées et considère comme illégitimes.

L'opposition organise régulièrement des manifestations pour protester contre le Parlement issu de ce scrutin. Le dernier rassemblement dimanche soir a été dispersé par la police.

Le riche émirat pétrolier, première monarchie du Golfe à s'être dotée d'un Parlement élu en 1962, est secoué par des crises politiques à répétition. Il a connu depuis la mi-2006 neuf gouvernements et six dissolutions du Parlement.

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