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07/01/2013 07:59 EST | Actualisé 09/03/2013 05:12 EST

Racisme: Le gouvernement italien demande des mesures "incisives" dans le football

La ministre de l'Intérieur italienne Annamaria Cancellieri a appelé lundi a être "plus incisif" sur les mesures à prendre dans le football contre les supporteurs racistes.

Mme Cancellieri s'exprimait moins d'une semaine après que le milieu de terrain de l'AC Milan Kevin-Prince Boateng ait quitté le terrain excédé par les cris racistes de supporteurs lors d'un match amical, suivi par ses coéquipiers provoquant l'interruption du match à la 26e minute.

Pour Annamaria Cancellieri la position de Boateng était un "beau geste", mais elle a déclaré lundi à Radio 24 qu'une "stratégie plus globale" devait être mise en place pour éviter que les matchs soient décidés par une "minorité de racistes".

Cancellieri a suggéré que si "seul un petit groupe de supporteurs" scande des propos racistes, le match "ne doit pas être interrompu" mais les personnes impliquées doivent être "très durement sanctionnées et exclus des stades" a-t-elle ajouté.

"Si, toutefois, le phénomène est plus important, le match doit être interrompu" a-t-elle ajouté suggérant que des fonctionnaires de police puissent décider de l'éventuelle suspension des matchs.

Samedi à Rome, certains supporteurs de la Lazio ont été entendus poussant des cris de singe en direction de l'attaquant colombien de Cagliari Victor Ibarbo. Une majorité des spectateurs ont hué et sifflé pour couvrir les cris racistes.

Dimanche, le président de la Fifa, le Suisse Joseph Blatter avait estimé que Boateng avait eu tort de réagir en quittant le terrain.

"Quitter le terrain? Je ne crois pas que cela soit la solution. Je ne crois pas que l'on puisse sortir (du terrain). C'est un problème délicat, mais je le répète, il n'y aura aucune tolérance pour le racisme dans les stades", avait-il déclaré.

"La seule solution est d'être très sévère sur les sanctions et les sanctions doivent être un retrait de points ou quelque chose de similaire", a poursuivi M. Blatter.

Le propriétaire de l'AC Milan Silvio Berlusconi, quant à lui, a dit qu'il n'était pas d'accord avec Blatter.

"J'ai félicité les joueurs pour leur courage dans la défense de cet incident odieux," a déclaré l'ex-Premier ministre italien sur Tgcom24.

"Le football reflète la société et devrait être quelque chose de positif, les équipes doivent montrer un exemple pour le reste de la société" a-t-il ajouté.

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