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07/01/2013 05:52 EST | Actualisé 09/03/2013 05:12 EST

Prêt en discussion: le FMI annonce le retour prochain d'une équipe en Egypte

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi qu'il enverrait dans quelques semaines en Egypte une équipe chargée de reprendre les négociations avec les autorités du Caire en vue de l'octroi d'un prêt au pays.

"Une équipe technique du FMI se (rendra) au Caire dans les semaines à venir pour reprendre les discussions sur un éventuel soutien financier du FMI à l'Egypte", a indiqué le responsable du Fonds pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale, Masood Ahmed, dans un communiqué publié à l'issue d'une visite dans ce pays.

M. Ahmed, a rencontré lundi le président égyptien Mohamed Morsi, son Premier ministre Hicham Qandil, ainsi que le nouveau ministre de l'Economie, El-Morsi El-Sayed Hegazy, pour faire le point avec eux sur la possibilité de conclure l'accord de prêt de 4,8 milliards de dollars qui avait été envisagé à l'automne.

"J'ai eu aujourd'hui des discussions constructives" avec les dirigeants égyptiens et "je suis rassuré par l'engagement des autorités à prendre les mesures nécessaires pour assurer la viabilité du budget et des comptes extérieurs de l'Etat", indique M. Ahmed dans ce communiqué reçu à Washington, siège du FMI.

La demande de prêt au FMI avait fait l'objet d'un protocole d'accord en novembre mais les discussions avaient été suspendues courant décembre en raison des tensions politiques en Egypte.

M. Morsi, qui a été élu en juin, faisait face alors à un très fort mouvement de contestation populaire provoqué par un projet de Constitution qui a divisé le pays avant d'être adopté par référendum par près de 64% des votants.

Le Caire a depuis lors demandé à reprendre rapidement les discussions pour parvenir à un accord final en vue d'un prêt du FMI, jugé décisif pour rétablir la confiance dans l'économie égyptienne, débloquer d'autres soutiens internationaux et aider le pays à redresser ses comptes.

L'Egypte traverse une grave crise économique. Sa monnaie subit une forte pression, et la banque centrale, dont les réserves de change sont tombées à un niveau qu'elle qualifie de "critique", a pris des mesures pour limiter les sorties de devises du pays.

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