INTERNATIONAL
06/01/2013 11:40 EST | Actualisé 09/03/2013 05:12 EST

Le président de Google, Eric Schmidt, va se rendre en Corée du Nord

AP
Google chairman Eric Schmidt greets members of media before the press conference at Google Korea office in Seoul, South Korea, Tuesday, Nov. 8, 2011. Schmidt has mourned Steve Jobs' death but defended Google as a great innovator despite the Apple co-founder's allegations that the Internet search giant stole innovations from the iPhone. (AP Photo/Lee Jin-man)

PÉKIN, Chine - Le président exécutif de la société américaine Google devait s'envoler vers la Corée du Nord lundi, un pays reconnu pour ses politiques restrictives en matière de contenu et d'accès à l'Internet.

Eric Schmidt, l'homme d'affaires américain le plus en vue à visiter la Corée du Nord depuis l'arrivée au pouvoir de Kim Jong Un il y a un an, se trouvait à Pékin et devait se diriger vers Pyongyang à bord d'un vol commercial de la société Air China.

La délégation est dirigée par Bill Richardson, un ancien gouverneur de l'État du Nouveau-Mexique qui s'est rendu en Corée du Nord une demi-douzaine de fois au cours des 20 dernières années. M. Richardson a qualifié ce périple de «mission humanitaire privée».

Selon M. Richardson, la délégation rencontrera des leaders politiques, économiques et militaires de la Corée du Nord, et devrait visiter des universités.

Mais M. Richardson a pris la peine de rappeler que ce sont les autorités nord-coréennes qui détermineront l'ordre du jour de cette tournée.

M. Richardson a aussi confié que la délégation comptait obtenir des informations au sujet d'un citoyen américain d'origine coréenne actuellement détenu en Corée du Nord.

«Nous allons tenter de nous enquérir de son statut, essayer de le rencontrer et établir les assises pour qu'il puisse rentrer à la maison», a expliqué M. Richardson.

«J'ai eu des nouvelles de son fils qui vit dans l'État de Washington, et qui m'a demandé de le ramener. Je doute que nous y arrivions lors de ce voyage.»

Ce périple d'une durée de quatre jours, qui se tiendra à peine quelques semaines après que la Corée du Nord ait propulsé un satellite dans l'espace à l'aide d'un missile de longue portée, a suscité les critiques des autorités américaines.

Washington a condamné le lancement du 12 décembre dernier, qu'il voit comme un test de technologie de missiles balistiques, et considère comme une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui interdit à Pyongyang de développer ses programmes nucléaires et de missiles. Le Conseil de sécurité envisage de nouvelles représailles.

«Nous ne pensons pas que cette visite sera bénéfique, et ils (les membres de la délégation) sont bien informés de notre prise de position», a déclaré Victoria Nuland, porte-parole du département d'État, la semaine dernière.

Deux personnes informées des projets de la délégation ont déclaré à l'Associated Press que ce périple avait été organisé bien avant que la Corée du Nord annonce ses projets de lancement de satellite dans l'espace. L'Associated Press a rapporté le projet de voyage jeudi dernier.

M. Schmidt, un partisan de l'ouverture et la connectivité à l'Internet, doit effectuer une donation lors de cette visite, ont confié des membres de la délégation qui ont demandé que l'on taise leurs noms, parce qu'il s'agit d'un voyage privé.

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