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07/01/2013 12:41 EST | Actualisé 09/03/2013 05:12 EST

Phoenix Sinclair : reprise des audiences à Winnipeg

Les audiences de la commission d'enquête sur la mort de Phoenix Sinclair, cette fillette morte à l'âge de cinq ans après des années passées en foyers d'accueil, reprennent lundi à Winnipeg.

Le premier témoin à comparaître a été la travailleuse sociale Shelley Willox. Elle a rencontré la fillette en décembre 2004 quand sa mère, Samantha Kematch, a accouché de son quatrième enfant.

La femme a relaté s'être jointe aux Services à l'enfant et à la famille du Manitoba (CFS) en 1999 et avoir suivi une première formation sur la bureautique de base, puis une autre plus poussée sur les compétences essentielles. Mme Willox a toutefois déclaré devant la commission qu'elle n'avait pas été formée pour utiliser le système informatique des CFS, malgré qu'elle fût ensuite affectée à des cas d'enfants à haut risques.

En outre, elle a évoqué un temps plus long de gestion de dossier en 2004. Cette lenteur était le résultat d'une surcharge de travail et de changements dans l'agence des CFS de Winnipeg, a-t-elle fait valoir. D'ailleurs, le nombre et la lourdeur des cas par travailleur social est un point de litige abondamment évoqué durant les audiences précédentes.

Un autre détail troublant précédemment évoqué par d'autres témoins est aussi ressurgi lundi, quand Mme Willox a soutenu qu'aucune politique n'exigeait des travailleurs qu'ils revoient les dossiers de tout nouvel adulte vivant dans le foyer d'un enfant placé confié aux soins de l'État.

Dans le cas de Phoenix Sinclair, cet adulte était Karl Wes McKay, l'ancien petit ami de Samantha Kematch, qui, avec celle-ci, a été reconnu coupable en 2008 du meurtre prémédité de la fillette, commis en 2005.

Les travaux de la commission devraient se poursuivre jusqu'à la fin avril, ou au mois de mai. L'enquête publique a connu plusieurs difficultés qui ont longtemps retardé son commencement. Le président de la commission, le juge Ted Hugues, a d'ailleurs lancé en début d'audience lundi que « nous sommes enfin dans l'année où nous sortirons ce rapport ».

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