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07/01/2013 06:56 EST | Actualisé 09/03/2013 05:12 EST

Le lock-out pourrait servir les intérêts de Québec, estime Jacques Demers

Some of the tens of thousands of fans hold up signs and fingers during the "Blue March," as fans asked for an NHL hockey team, 15 years after the Quebec Nordiques left town, Saturday, Oct. 2, 2010, in Quebec City. (AP Photo/The Canadian Press, Jacques Boissinot)
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Some of the tens of thousands of fans hold up signs and fingers during the "Blue March," as fans asked for an NHL hockey team, 15 years after the Quebec Nordiques left town, Saturday, Oct. 2, 2010, in Quebec City. (AP Photo/The Canadian Press, Jacques Boissinot)

Le sénateur Jacques Demers affirme que le lock-out dans la Ligue nationale de hockey (LNH) pourrait être avantageux pour la capitale nationale et le retour éventuel d'une équipe professionnelle à Québec.

Selon lui, l'entente de principe signée entre les joueurs et les propriétaires ne règle en rien les problèmes financiers de certaines équipes américaines. L'ex-entraîneur-chef des Nordiques de Québec à la fin des années 70 croit que ces équipes vont continuer de perdre de l'argent et que cette situation pourrait accélérer le processus de transfert d'une équipe de hockey à Québec.

« Je suis convaincu à 100 % qu'au Québec, au Canada, les Nordiques peuvent penser sérieusement avoir une équipe très bientôt », affirme M. Demers. Il estime que de nombreuses équipes dans la LNH aux États-Unis, comme les Panthers de la Floride ou les Blue Jackets de Columbus, vont souffrir du récent conflit de travail.

Réactions mitigées

L'enthousiasme de Jacques Demers n'est cependant pas partagé par Maurice Dumas, chroniqueur sportif au quotidien Le Soleil. Ce dernier croit plutôt que le lock-out a servi les intérêts des équipes américaines.

M. Dumas est d'avis que la pire période de l'année pour les équipes en difficultés est passée. « Les équipes américaines qui ont des difficultés, la période la plus difficile pendant une saison, c'est la première demie, à cause de la compétition du football américain, du football professionnel et d'autres sports », dit M. Dumas.

Même les fervents défenseurs du retour des Nordiques ne sont pas convaincus que le long conflit de travail dans la LNH avantage Québec.

Pour Jérôme Landry, président de la Nordiques Nation, il faut surtout être patient. « Tout ce qu'on peut faire à Québec, c'est de continuer à se préparer. On bâtit l'amphithéâtre. C'est de rester prêt, c'est de continuer à faire notre préparation pour être prêt quand il y aura une équipe qui aura besoin d'un domicile », dit-il.

Rappelons qu'en vertu de l'entente de principe, la saison écourtée, qui comptera une cinquantaine de matchs, devrait commencer le 19 janvier.

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