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07/01/2013 08:32 EST | Actualisé 09/03/2013 05:12 EST

Les anciens de la NFL à risque plus élevé de déficits cognitifs, selon une étude

TORONTO - Les anciens joueurs de football professionnel pourraient être davantage à risque de développer un déficit cognitif et une dépression en vieillissant, comparé à leurs pairs du même âge qui n'ont pas pratiqué un sport aussi rude, semble indiquer une étude.

Chez les joueurs de football professionnel, à l'instar de leurs homologues du hockey et du soccer, le risque de subir plusieurs commotions cérébrales durant leur carrière est plus élevé. Il s'agit là d'un type de blessure qui peut avoir des effets néfastes à long terme sur les fonctions du cerveau.

Dans une étude publiée lundi dans la publication médicale JAMA Neurology, des chercheurs ont trouvé que 14 des 34 anciens joueurs de la NFL recrutés dans la région du nord du Texas ont affiché des symptômes de déficit cognitif et/ou de dépression. Certains des participants, âgés de 41 à 79 ans, étaient des anciens joueurs des Cowboys de Dallas. D'autres avaient joué pour d'autres clubs de la NFL.

Les déficits cognitifs et la dépression semblaient plus fréquents chez les anciens joueurs qu'au sein de la population générale, comparé à un groupe-contrôle de patients en santé, qui n'avaient pas subi de commotion cérébrale et avaient des caractéristiques semblables aux athlètes aux chapitres de l'âge, de l'éducation et du quotient intellectuel.

Dans l'étude, on a par ailleurs constaté que 20 des anciens joueurs ont été évalués comme étant «normaux» sur le plan cognitif, ce qui laisse présager que des facteurs autres que les commotions cérébrales pourraient jouer un rôle déterminant dans le développement des anomalies cognitives.