NOUVELLES
07/01/2013 03:22 EST | Actualisé 09/03/2013 05:12 EST

Israël: les médias minimisent l'impact de l'arrivée de Hagel au Pentagone

Les médias israéliens ont minimisé l'impact sur les relations avec les Etats-Unis de la nomination lundi comme secrétaire à la Défense de l'ancien sénateur républicain Chuck Hagel, qui avait pris dans le passé des positions jugées anti-israéliennes.

"Barack Obama n'a pas choisi Chuck Hagel en raison de ses opinions sur Israël, et le président ne mènera pas sa politique vis-à-vis d'Israël en fonction des positions de Chuck Hagel", a estimé le commentateur de la deuxième chaîne de télévision privée.

Le président "restera le commandant en chef de la politique extérieure", a ajouté le commentateur en estimant que l'aide militaire américaine à Israël de plus de trois milliards de dollars par an ne devrait pas être affectée.

Une autre chaîne de télévision privée, "la 10", a souligné que Chuck Hagel a été nommé avant tout pour procéder à des coupes dans le budget de la Défense américain. Le commentateur a toutefois rappelé les très mauvaises relations entre M. Hagel et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en estimant que l'ancien sénateur "n'est pas un ennemi d'Israël, mais un ennemi de Netanyahu".

En réponse aux critiques qui lui ont été adressées, Chuck Hagel a pour sa part assuré Israël de son "soutien total".

Avant l'annonce de sa nomination, un des éditorialistes d'Israël Hayom, un quotidien gratuit pro-gouvernemental, avait affirmé que sa promotion au poste de secrétaire à la Défense était "problématique". "Hagel croit que le conflit israélo-palestinien déstabilise le Moyen-Orient. Espérons qu'il y aura des gens au Pentagone qui lui rappelleront de temps en temps l'existence de l'Iran".

En revanche, le quotidien Haaretz (opposition de gauche) rappelle que dans un de ses livres publié en 2008, Chuck Hagel avait affirmé que "l'identité juive d'Israël n'est pas négociable" et que "le lien avec Israël est au coeur de l'approche américaine au Moyen-Orient".

Le journal souligne également que les positions de l'ancien sénateur sur le processus de paix israélo-palestinien sont "partagées par un nombre substantiel d'Israéliens se situant au centre et à gauche de l'échiquier politique".

La nomination de M. Hagel devra être entérinée par le Sénat, où les alliés de M. Obama ne disposent pas de la majorité qualifiée nécessaire pour surmonter une obstruction des républicains, dont certains reprochent à l'ancien sénateur de n'avoir pas suffisamment défendu Israël ou de s'être opposé aux sanctions contre l'Iran.

jlr/tg/cnp