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07/01/2013 02:54 EST | Actualisé 08/03/2013 05:12 EST

Bahreïn: la justice confirme de lourdes peines pour 13 opposants

La Cour de cassation de Bahreïn a confirmé lundi de lourdes peines à l'encontre de 13 dirigeants de l'opposition, condamnés pour leur rôle dans le mouvement de contestation en 2011, ont indiqué des avocats de la défense.

Il s'agit notamment de sept opposants chiites, dont le militant des droits de l'Homme Abdel Hadi al-Khawaja, condamnés à la perpétuité, et de six autres militants condamnés à des peines de 5 à 15 ans.

Les 13 hommes, détenus depuis près de deux ans, ne peuvent plus faire appel.

En décembre, Amnesty International avait appelé à la libération de ces opposants et estimé que la décision de la cour de cassation serait "un véritable test pour les autorités (...) si elles veulent prouver qu'elles sont engagées à respecter et à protéger les droits de l'Homme".

Un premier procès de ces opposants s'était déroulé en avril 2011, un mois après l'écrasement d'un mouvement de contestation mené par des chiites dans ce petit royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite.

Les treize militants avaient été condamnés en juin 2011 à des peines allant de deux ans de prison à la réclusion à perpétuité par un tribunal d'exception pour complot contre le régime.

Le 30 avril 2012, la Cour de cassation a ordonné un nouveau procès en appel.

Mais le 4 septembre, une Cour d'appel de Bahreïn avait confirmé la prison à perpétuité pour ces opposants. Parmi les personnes condamnées à la perpétuité figurent Hassan Mashaimaa, qui dirige le mouvement de l'opposition chiite Haq, Abdelwahab Hussein, chef du mouvement islamique chiite Wafa, et un autre militant membre du Haq, Abdeljalil al-Singace, qui souffre d'une paralysie des jambes.

bur/at/sw