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07/01/2013 10:11 EST | Actualisé 09/03/2013 05:12 EST

Accord LNH-joueurs: Le Canada pousse un grand soupir de soulagement

L'accord de principe conclu entre les dirigeants de la Ligue nord-américaine de hockey sur glace (LNH) et le syndicat des joueurs a dominé dimanche et lundi l'actualité au Canada, le pays poussant un énorme soupir de soulagement de voir les matchs reprendre bientôt.

Le hockey sur glace est souvent qualifié, sans grande exagération, de "première religion du Canada".

"Le palet s'arrête là", titre lundi matin en une le quotidien national de référence The Globe and Mail, utilisant une expression de hockey signifiant "C'est réglé".

"L'Eglise de hockey rouvre pour la messe", ajoute le journal dans un commentaire affirmant que les Canadiens "ont retrouvé une partie de leur vie qui était portée disparue".

"Place au hockey !", se félicite en première page La Presse, tandis que le Journal de Montréal annonce que "La saison est sauvée" et que les fans ont devant eux "10 ans de paix".

Avec un peu plus de recul qui convient à sa réputation de journal des intellectuels, Le Devoir commente "la paix des riches", conclue "au 113e jour d'une bataille de tranchées plutôt difficile à comprendre et coûteuse, ardue à expliquer parce que tellement coûteuse", paix "entre les enfants turbulents qui voulaient les jouets et l'argent des jouets".

Effectivement, il était plus question d'argent que de sport dans cette bataille et, selon les calculs des médias canadiens, la grande industrie du hockey y aurait perdu jusqu'à un milliard de dollars.

Elle aurait en outre pris le risque de se fâcher durablement avec ses aficionados, comme semble le montrer une vague de messages critiques circulant sur Twitter au sujet de cet affrontement entre propriétaires de club milliardaires et joueurs millionnaires.

"Le hockey est de retour, mais ses fans suivront-ils?", se demande lundi The National Post. Sur le même ton, The Gazette estime que "les dommages risquent d'être considérables".

La crise a touché non seulement les clubs, mais aussi les bars où les fans avaient l'habitude de se réunir pour regarder les retransmissions. Selon le président de l'association de propriétaires de bar du Québec, Peter Sergakis, interviewé lundi matin par la chaîne publique CBC, la baisse de leur chiffre d'affaires dans le centre de Montréal aurait atteint 40%.

"Les gens n'étaient pas heureux. Et quand les gens ne sont pas heureux, ils ne dépensent pas leur argent", a-t-il expliqué, annonçant que les bars préparaient "plein d'offres spéciales" pour faire revenir les clients.

via/bm