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06/01/2013 08:45 EST | Actualisé 08/03/2013 05:12 EST

Birmanie: les rebelles kachines disent avoir été de nouveau attaqués par l'armée

RANGOUN, Myanmar - Les rebelles de l'ethnie kachine ont accusé les troupes gouvernementales birmanes d'avoir lancé deux attaques dans la ville qui leur sert de quartier général, dimanche.

Les forces armées ont lancé au moins sept obus sur la ville de Laiza — sept le matin et trois en fin de journée, a déclaré à l'Associated Press le porte-parole du groupe rebelle, La Nan, qui n'a fait état d'aucun blessé et d'aucun dégât.

Un représentant du gouvernement birman a nié ces allégations, sous le couvert de l'anonymat.

Les hostilités ont repris dans le nord de la Birmanie depuis l'interruption d'un cessez-le-feu qui tenait depuis environ deux décennies. Celui-ci s'est écroulé en juin 2011, après que les rebelles eurent refusé d'abandonner une base stratégique située près d'une centrale électrique dont une entreprise chinoise est copropriétaire.

Les affrontements entre les deux parties semblent avoir pris de l'ampleur au cours des dernières semaines.

Selon La Nan, il s'agit d'une deuxième attaque des forces gouvernementales depuis le 19 décembre.

L’armée birmane a admis la semaine dernière avoir mené des frappes aériennes contre des rebelles de l’ethnie kachine dans le nord du pays, et a affirmé avoir pris le contrôle d’un poste au sommet d’une montagne à partir duquel les insurgés ont lancé des attaques contre des convois du gouvernement. La déclaration contredisait la position prise par le gouvernement quelques jours auparavant. Rangoun affirmait ne pas avoir mené d’attaques aériennes contre les Kachines.

Les Kachines, comme d’autres minorités ethniques de Birmanie, réclament une plus grande autonomie du gouvernement central. Les Kachines sont la seule minorité ethnique d’importance à ne pas avoir conclu de cessez-le-feu avec le gouvernement de Thein Sein, arrivé au pouvoir l’an dernier après près de 50 ans de régime militaire.