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06/01/2013 12:06 EST | Actualisé 08/03/2013 05:12 EST

Les ambulanciers intensifient leurs moyens de pression

Radio-Canada.ca

Les 2500 ambulanciers québécois affiliés à la CSN accentuent leurs moyens de pression. Ils vont tenir une série de manifestations dans six villes de la province. Une première manifestation a eu lieu à Montréal, dimanche.

Ils se rendront également à Sherbrooke, à Saguenay, sur la Côte-Nord, puis ils termineront leurs actions à Québec le 11 janvier.

Les ambulanciers ont également cessé d'annoncer l'arrivée des nouveaux patients qui ne sont pas dans une situation critique, ce qui complexifie le travail des intervenants dans les salles d'urgence débordées ces jours-ci par les cas de grippe et de gastroentérite.

« C'est un irritant supplémentaire. Habituellement, les ambulanciers préviennent de leur arrivée avec un patient et de la condition du patient. Maintenant, ils ne le font plus, ce qui complique la tâche de nos équipes », explique Richard Fournier, le directeur des communications du CHU de Québec qui chapeaute cinq hôpitaux.

Le président de l'Association des travailleurs préhospitaliers (ATPH) de la région de Québec, Martin Jobin, rappelle que les ambulanciers n'ont pas l'habitude de prévenir la centrale s'il s'agit d'un cas de grippe par exemple. Il souligne que les ambulanciers continuent de signaler toute situation urgente et que la santé des patients n'est pas en jeu.

Martin Jobin convient toutefois que les moyens de pression surviennent dans une période particulièrement occupée dans les hôpitaux. Selon le président, il s'agit d'un exercice nécessaire pour faire progresser les négociations actuellement au point mort. Le syndicat n'écarte d'ailleurs pas la possibilité d'intensifier la pression.

Environ 2500 ambulanciers paramédicaux affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), dont 900 à Montréal et 250 à Québec, sont sans contrat de travail depuis trois ans. Ils exercent des moyens de pression depuis le 24 décembre. Les pourparlers sont rompus depuis.

Un attaché de presse du ministre de la Santé a reconnu samedi que les moyens de pression des ambulanciers peuvent avoir un impact dans les salles d'urgence, mais il a assuré que les pourparlers « reprendront bientôt ».