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05/01/2013 02:04 EST | Actualisé 07/03/2013 05:12 EST

Un homme ayant ouvert le feu pour se défendre est acquitté par la cour

OTTAWA - Un Ontarien qui affirme avoir été innocenté des accusations portées à la suite d'une attaque contre sa maison dit être fier du précédent établi par l'affaire en lien avec le droit, pour les Canadiens, de se défendre eux-mêmes avec une arme.

Ian Thomson affirme qu'un juge de Welland l'a acquitté jeudi d'accusations liées aux armes à feu, par rapport à un incident survenu en 2010 lors duquel il a tiré trois coups de semonce en direction d'un groupe d'hommes qui ont mis le feu à sa résidence à l'aide d'engins incendiaires.

Certains experts affirment que le jugement du magistrat Tory Colvin pourrait avoir d'importantes implications pour la loi sur l'autodéfense au Canada.

En août 2010, M. Thomson dormait dans sa demeure de Port Colborne, en Ontario, lorsqu'il a été réveillé par le bruit de l'explosion de cocktails Molotov. Il a tiré trois coups de semonce, faisant fuir les agresseurs, avant d'éteindre les flammes et d'appeler les secours.

Lorsque la police est arrivée, il a été arrêté; sa collection d'armes et son stock de munitions ont été saisis.

Des procureurs de la Couronne l'ont ensuite accusé d'usage négligent arme à feu. Ces accusations ont été abandonnées, et il a plutôt été accusé d'entreposage négligent.

Selon Ed Burlew, le plus important avocat dans le domaine des armes à feu au pays, affirme que la décision dans cette affaire est une importante victoire pour les propriétaires d'armes canadiens.

«Nous avons tous ce droit fondamental de protéger notre propriété et nos familles, a-t-il dit. Vous devez pouvoir vous défendre sans craindre d'être poursuivi, et je crois que cela est désormais bien établi.»

La Couronne a affirmé que M. Thomson n'avait pas respecté les règles sur l'entreposage sécuritaire puisque la nuit de l'incident, il disposait d'une boîte de munitions sur sa table de nuit. Le juge a estimé que cela n'était pas important, a dit Me Burlew, puisque toutes les armes de son client étaient entreposées de façon sécuritaire dans un coffre.

Les quatre hommes qui ont attaqué le domicile de M. Thomson ont tous reçu des peines variant entre deux et quatre ans de prison.

À moins que la Couronne ne porte la cause en appel, la collection d'armes de M. Thomson doit lui être rendue d'ici 30 jours.

Celui-ci dit avoir engendré des dépenses judiciaires avoisinant les 60 000 $ pendant le procès, mais a précisé que la majorité de cette somme avait été donnée par des membres d'associations de tireurs et de propriétaires d'armes.

Selon la Canadian Shooting Sports Association (CSSA), «cette affaire est extrêmement importante et la victoire de M. Thomson est une victoire pour le bon sens et la liberté de tous les Canadiens».