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04/01/2013 11:47 EST | Actualisé 06/03/2013 05:12 EST

Une figure du régime Ben Ali recherchée par Tunis n'est pas en Turquie

Saïda Agrebi, une figure emblématique du régime du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, dont les autorités tunisiennes ont demandé à Ankara l'arrestation et l'extradition, ne se trouve plus en Turquie, ont annoncé vendredi des sources turque et tunisienne.

Mme Agrebi fait l'objet d'un mandat d'arrêt international, et la Tunisie a demandé l'intervention des autorités turques après des révélations de médias tunisiens sur sa participation mercredi et jeudi à une réunion internationale dans la capitale turque.

Un conseiller du ministre tunisien de la Justice, Faouzi Jaballah, a reconnu vendredi que Mme Agrebi avait quitté la Turquie jeudi soir à destination de la France.

La presse tunisienne a publié jeudi des images de Mme Agrebi recevant un prix ou en photo de groupe avec le chef du gouvernement turc Recep Tayyip Erdogan, en marge de la réunion où elle était invitée en tant que vice-président de l'organisation mondiale de la famille.

Les autorités turques ne savaient pas que Mme Agrebi était membre de cette organisation, a expliqué vendredi une source diplomatique turque, en annonçant déjà que l'intéressée ne se trouvait plus sur le territoire turc.

Figure emblématique du régime Ben Ali et bras droit de son épouse Leïla Trabelsi, Mme Agrebi a fui la Tunisie le 30 juillet pour s'installer en Europe.

Elle s'était fait connaître par ses campagnes de propagande folklorique en faveur du régime, sous couvert d'oeuvre caritative au sein de "l'association des mères de Tunisie" qu'elle présidait.

A la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011, elle a tenté en vain de prendre un vol pour Nantes (France) en se faisant passer pour invalide. Elle a finalement réussi à s'enfuir le 30 juillet, ce qui a provoqué une levée de bouclier dans le pays.

Après le dépôt d'une plainte pour corruption, un mandat d'arrêt international a été émis contre Mme Agrebi par un juge d'instruction de Tunis le 15 août 2011.

La Tunisie peine à obtenir l'expulsion des proches et partisans de l'ex-président tunisien, lui-même réfugié avec son épouse en Arabie saoudite, qui fait la sourde oreille aux demandes tunisiennes.

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