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04/01/2013 11:38 EST | Actualisé 06/03/2013 05:12 EST

Réfugiés syriens: le Liban demande l'aide de la communauté internationale

Le gouvernement libanais, divisé sur le conflit dans la Syrie voisine, a indiqué qu'il ferait appel aux pays arabes et amis pour alléger le fardeau, notamment financier, que représente l'accueil de 156.000 réfugiés syriens.

Réunis jeudi, les ministres ont annoncé avoir pris des mesures pour aider ces réfugiés, appelant "les pays donateurs à verser les financements promis au Liban" et s'engageant "à lancer une campagne diplomatique (...) pour inciter les pays arabes et amis à partager avec le Liban le fardeau en termes financiers et logistiques".

Selon l'ONU, plus de 156.000 Syriens se sont réfugiés au Liban en 21 mois de violences. Les autorités libanaises ont évoqué le chiffre de 200.000 réfugiés et réclamé début décembre 363 millions de dollars pour y faire face.

Vendredi, le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour a téléphoné au chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi qui s'est engagé à contacter les ministres arabes afin de tenir une réunion dans "les jours prochains", selon l'agence officielle libanaise ANI.

M. Mansour a par ailleurs rencontré l'ambassadeur syrien au Liban Ali Abdel Karim Ali, qui a assuré que "de nombreux Syriens réfugiés dans les pays voisins reviennent d'eux-mêmes en Syrie (...) maintenant que la sécurité a été rétablie dans les points chauds".

Le Liban, pendant trente ans sous tutelle politique et militaire de Damas, reste profondément partagé sur la crise syrienne.

Par ailleurs, le gouvernement a refusé une proposition de plusieurs ministres qui voulaient fermer la frontière, jugeant que le Liban n'avait pas la capacité d'accueil nécessaire et que le flux de réfugiés avait un impact négatif sur l'économie et le fragile équilibre politique libanais.

Le ministre des Affaires sociales Waël Abou Faour a déclaré à la presse que la fermeture de la frontière n'était "pas applicable (...) car aucun responsable à la frontière ne pourra dire à une famille syrienne fuyant la mort: +je vous empêche d'entrer au Liban+".

Il a ajouté que "fermer la frontière signifierait encourager la contrebande".

Le gouvernement, dominé par le Hezbollah et ses alliés pro-syriens, appelle régulièrement à "se dissocier" de la crise syrienne pour ne pas diviser encore plus le pays et éviter un débordement du conflit.

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