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03/01/2013 05:02 EST | Actualisé 05/03/2013 05:12 EST

Allégations d'agressions sexuelles: «c'est aux victimes de porter plainte»

MONCTON, N.-B. - Le diocèse du Nouveau-Brunswick qui a congédié deux prêtres catholiques à la suite d'allégations d'agressions sexuelles affirme qu'il n'était pas de sa responsabilité d'alerter les corps policiers.

Un porte-parole du diocèse de Moncton croit que ce sont les présumées victimes qui doivent porter plainte à la Gendarmerie royale du Canada.

Donald Langis affirme que l'ancien juge de la Cour suprême du Canada Michel Bastarache a informé le diocèse des allégations après en avoir pris connaissance lors d'un processus de réconciliation et de compensations pour des victimes présumées dans une autre cause impliquant un prêtre.

M. Langis conclut donc que le diocèse n'est qu'une tierce partie dans cette affaire, et qu'il n'était pas obligé de signaler ces cas allégués à la police.

Cependant, Robert Talach, un avocat représentant des victimes qui ont subi des agressions sexuelles dans un autre diocèse du Nouveau-Brunswick, croit que le diocèse de Moncton se devait d'alerter la GRC dès qu'il a pris connaissance des allégations.

La GRC ne peut confirmer si une enquête est en cours tant qu'une accusation n'est pas portée.

Le diocèse a annoncé la fin de semaine dernière que le curé Yvon Arsenault a perdu son ministère le 4 juillet dernier, tout comme le père Irois Després, qui avait pris sa retraite en 1992.

Aucune de ces allégations n'a été prouvée en cour jusqu'à maintenant.