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02/01/2013 11:51 EST | Actualisé 04/03/2013 05:12 EST

Vendée Globe - La disqualification de Stamm: incompréhension des skippers

La disqualification mercredi du Suisse Bernard Stamm pour avoir reçu de l'aide lors d'une escale dans une île du Pacifique a provoqué l'incompréhension, voire la colère de plusieurs autres skippers du Vendée Globe.

Voici quelques-unes de ces réactions:

- Jean-Pierre Dick (FRA/Virbac-Paprec 3), 3e: "je viens de me réveiller, j'ai appris la nouvelle pour la disqualification de Bernard Stamm. Je trouve cela scandaleux, je suis sous le choc de cette annonce. Cette décision du jury me parait totalement démesurée. Bernard Stamm a commis une infraction au règlement, je peux comprendre qu'il soit pénalisé pour cela, mais pas à cette échelle. La disqualification est vraiment forte. C'est hallucinant! Il s'agit d'un cas de force majeure, Bernard a agi en bon marin pour sauver son bateau (...). Il me parait plus juste qu'il reste en course avec une pénalité. Je souhaite que le jury révise sa décision".

- Alex Thomson (GBR/Hugo Boss), 4e: "la disqualification de Bernard est malheureuse. Bien que je comprenne les raisons prises en compte par le jury, je les trouve très dures compte tenu des énormes efforts qu'il a fait pour réparer ses hydros et continuer la course. De plus quand on se souvient de ce qui lui est arrivé en 2008 lorsqu'il a perdu son bateau, il semble qu'il ait fait le nécessaire pour sa sécurité et celle du bateau. Je suis vraiment désolé pour lui".

- Jean Le Cam (FRA/SynerCiel), 5e: "Je suis remonté comme une pendule sur cette histoire-là. Pour moi, Bernard a agi en bon marin, il a tout fait pour sauver son bateau et on le pénalise (...)! Ça me désespère. Si ce qu'a vécu Bernard n'est pas un cas de force majeure alors je ne sais pas ce que c'est. J'ai envoyé un mail au jury ce (mercredi) matin car on ne peut pas prendre des décisions pareilles. Il faut se rendre compte qu'à l'avenir on ne pourra plus se porter assistance en cas de danger immédiat, de peur d'être disqualifié".

- Mike Golding GBR/Gamesa), 6e: "les règles sont les règles, etc... Mais quand vous connaissez l'histoire de Bernard et la situation dans laquelle il est, avec une grande partie du Pacifique Sud à parcourir, puis le Cap Horn et la menace des icebergs, ça parait très injuste. Ça semble ne pas être une bonne décision (...). Je suis vraiment réservé sur cette décision, elle ne me semble pas correcte et je suis vraiment, vraiment très triste pour Bernard".

- Dominique Wavre (SUI/Mirabaud), 7e: "j'ai envoyé un e-mail à Bernard pour lui faire part de ma solidarité et de toute mon amitié. C'est vraiment un grand malheur qui lui tombe dessus. Je connais évidemment bien Bernard, c'est un bon copain et on a vécu des moments très intenses ensemble. Je ne doute pas une seconde qu'il a agi en tant que marin et fait ce qu'il fallait faire pour son bateau. Je ne veux pas faire d'autre commentaire, juger le jury ou polémiquer. Je veux juste dire à Bernard que je suis de tout coeur avec lui".

- Alain Gautier, vainqueur du Vendée Globe 1992-1993 et consultant sécurité de l'organisation: "le jury international est composé de membres venant d'autres pays que la France, nommés par la Fédération française de voile. C'est un jury totalement indépendant de la direction de course et du reste de l'organisation. Leurs textes sont très clairs et dans le cas de Bernard, ils ne peuvent aller que dans ce sens-là. Malheureusement leurs décisions ne conviennent pas toujours, il y a souvent un sentiment d'injustice. Mais hélas c'est comme ça, le jury est souverain. Comme dans tous les sports, c'est l'arbitre qui a raison (...). Bernard est un redoutable marin, il va se battre, j'espère qu'il va trouver des solutions mais il faudra malgré tout accepter la décision du jury après cet "appel".

heg/jcp