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02/01/2013 05:41 EST | Actualisé 04/03/2013 05:12 EST

Ontario: McGuinty ne dit pas s'il imposera des conventions aux enseignants

TORONTO - Le premier ministre Dalton McGuinty n'a pas indiqué mercredi s'il forcera les enseignants des écoles publiques de l'Ontario à accepter de nouvelles conventions, qui prévoiraient le gel des salaires, mais on devrait en savoir davantage ce jeudi.

Dans une lettre ouverte adressée aux enseignants des écoles publiques primaires et secondaires, le premier ministre démissionnaire a suggéré qu'après un an de négociations, le gouvernement libéral avait été assez patient avec les enseignants.

M. McGuinty a fait valoir dans la lettre que le gouvernement préférait les ententes négociées, mais a souligné qu'après 10 mois, la date limite pour des négociations était échue, et que les Ontariens s'attendent à ce que l'incertitude dans le monde de l'éducation prenne fin.

Il a également noté que le gouvernement de l'Ontario est déterminé à atteindre l'objectif du déficit zéro en 2017-2018.

La ministre de l'Éducation, Laurel Broten, devrait se prononcer sur le conflit de travail ce jeudi, deux jours après la date butoir pour que les syndicats concluent des ententes locales avec les conseils scolaires.

La province a réussi à conclure une entente avant la date limite avec le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente environ 55 000 travailleurs, dont des assistants en éducation, des éducateurs à la petite enfance, des instructeurs, des surveillants, des bibliothécaires et des secrétaires.

Mais la Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) et la Fédération des enseignants et des enseignantes des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO), qui représentent des dizaines de milliers d'enseignants, n'ont pas signé de nouvelles conventions.

Mme Broten n'a pas dit si elle imposera de nouveaux contrats de travail, mais a indiqué qu'elle aurait la possibilité de le faire en vertu de la nouvelle loi antigrève.

Le président de la FEESO, Ken Coran, a indiqué qu'il rencontrera les présidents des syndicats locaux le 9 janvier pour discuter des prochaines démarches du syndicat. À l'instar des enseignants du primaire, ils pourraient déclencher des grèves-éclair d'une journée.

Le leader conservateur, Tim Hudak, a appelé les libéraux a imposer de nouveaux contrats aux enseignants, tandis que le porte-parole du NPD en matière d'éducation, Peter Tabuns, a indiqué que selon la lettre de M. McGuinty, c'est exactement ce que les libéraux s'apprêtent à faire. S'ils le font, a-t-il déclaré, la bataille entre les enseignants et les libéraux s'intensifiera, et portera ombrage à la course à la direction du Parti libéral de l'Ontario, pour trouver un remplaçant à M. McGuinty.