NOUVELLES
02/01/2013 01:53 EST | Actualisé 04/03/2013 05:12 EST

Montréal: le nombre d'homicides est stable, mais les mobiles sont différents

MONTRÉAL - Montréal a été le théâtre de 35 homicides en 2012, un nombre dans la moyenne des années passées, mais inférieur aux moyennes enregistrées dans la métropole depuis 10 ans.

Au total, 18 homicides sont liés au crime organisé, et 17 sont le résultat de drames conjugaux, de querelles ou d'autres motifs.

Les mobiles derrière ces actes criminels demeurent semblables à ceux de l'an dernier, mais leur rang a changé.

En 2012, la majorité (10) des homicides ont été motivés par les drames, qu'ils soient familiaux, passionnels ou conjugaux. Les règlements de comptes entre différents groupes liés au crime organisé suivent, au nombre de sept, tandis que six meurtres peuvent être liés aux gangs de rue.

Montréal a par ailleurs connu en 2012 davantage de meurtres liés au crime organisé italien, soit cinq, par rapport à deux l'année précédente.

Le commandant Ian Lafrenière, du Service de police de la Ville de Montréal, souligne que des 18 homicides en lien avec le crime organisé, seuls deux ont été résolus. À l'inverse, dans le cas des drames, seuls deux des 17 crimes n'ont pas été résolus.

«C'est plus complexe et plus long de travailler sur les homicides en lien avec le crime organisé, qui sont souvent liés au contrôle de stupéfiants», souligne-t-il.

«On sait maintenant que les gangs de motards, la mafia italienne et les gangs d'allégeances différentes peuvent travailler ensemble, motivés par l'appât du gain. Ça complique les enquêtes.»

En 2011, les trois principaux mobiles étaient les conflits, pour un total de 11. Les homicides liés aux gangs de rue, dénombrés à huit, étaient au deuxième rang, suivis des règlements de comptes entre différents groupes liés au crime organisé, avec cinq.