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02/01/2013 07:47 EST | Actualisé 04/03/2013 05:12 EST

Des accusations pourraient être déposées après une violente attaque canine

CALGARY - Des accusations pourraient être déposées contre deux propriétaires canins après une violente attaque lors de laquelle trois pitbulls ont tué un chien et en ont blessé un autre dans un parc sans laisse, a annoncé un officiel de la ville de Calgary.

Selon Doug Anderson, coordonnateur des règlements municipaux et des services animaliers de Calgary, bien que les pitbulls soient responsables des dommages, ceux-ci étaient tenus en laisse au moment de l'incident. Ils ont plutôt été approchés par deux chiens qui s'ébattaient librement.

Selon M. Anderson, la Ville s'attend en effet à ce que tous les propriétaires gardent le contrôle de leurs animaux, et des dispositions peuvent être prises à propos des animaux n'étant pas sous contrôle. Ces dispositions sont généralement en vigueur dans une zone sans laisse, où une personne n'est pas en mesure de rappeler son animal à l'ordre, précise-t-il.

Aux dires de M. Anderson, des accusations pourraient être portées contre les deux parties, ou contre une seule d'entre elles.

Un adolescent et sa soeur promenaient leurs chiens dans un parc du sud-est de Calgary, lundi, lorsque l'attaque a eu lieu. Un poméranien appelé Patrick est mort de ses blessures, tandis que Maximus, un chien de montagne des Pyrénées, a subi de graves blessures.

Les pitbulls ont été saisis par les services animaliers de Calgary et doivent subir des tests comportementaux pour déterminer s'ils devraient être rendus à leur maître, ou être euthanasiés. Après l'évaluation, une décision sera prise quant à l'organisation éventuelle d'une audience sur les chiens dangereux.

Le propriétaire des pitbulls, Stephen Jaquish, est accusé d'avoir causé la mort d'un chien et de ne pas avoir fait enregistrer ses animaux. Selon M. Anderson, d'autres accusations pourraient être portées en fonction du développement de l'enquête.

M. Anderson a par ailleurs ajouté que son bureau contactera le propriétaire légal du poméranien dans le cadre de l'enquête.

Le fait de savoir quel chien a provoqué les hostilités n'est pas vraiment important, dit-il.

Selon M. Anderson, la Ville n'envisage pas interdire les pitbulls, comme cela s'est fait ailleurs, car l'interdiction de races, dit-il, ne fonctionne pas et que ces règlements sont durs à faire respecter.

Les pitbulls n'ont d'ailleurs pas été les chiens les plus «dangereux» l'an dernier, en matière d'attaques, a-t-il précisé. La tête du palmarès revient plutôt aux chiens de troupeaux, comme les collies, les chiens de berger et les bergers allemands.

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