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01/01/2013 09:37 EST | Actualisé 03/03/2013 05:12 EST

Un Israélien soupçonné d'espionnage placé en garde à vue en Egypte

Un Israélien soupçonné d'espionnage a été placé mardi en garde à vue par la justice égyptienne à Nuweiba, dans l'est de la péninsule du Sinaï, a-t-on appris de source judiciaire.

"Un Israélien soupçonné d'espionnage a été arrêté lundi à Taba. Il a été placé en garde à vue aujourd'hui pour quatre jours", a déclaré cette source, ajoutant que le suspect s'était "infiltré en Egypte en passant par la zone montagneuse près de Taba", près de la frontière israélienne.

En juin 2011, un Américano-Israélien avait été arrêté en juin au Caire et accusé de collaborer avec le Mossad, les services de renseignement israéliens, et de créer des conflits sectaires en Egypte, ce qu'il avait démenti. Il avait été libéré en octobre 2011, dans le cadre d'un échange de prisonniers.

Selon la presse israélienne, l'homme en garde à vue est Andreï Pshenichnikov. Agé de 24 ans, il est né en Russie et a immigré en Israël, où il a été arrêté l'an dernier par le Shin Beth, le service de la sécurité intérieure, pour ses activités pro-palestiniennes.

Selon le journal Haaretz, l'homme a passé quatre ans et demi dans l'armée israélienne. "Après avoir quitté l'armée, il a connu un virage politique important et a commencé à s'engager dans des organisations radicales de gauche", ajoute le journal.

"Il y a un an, il s'était installé à Bethléem et puis dans le camp de réfugiés de Deheishe" en Cisjordanie, selon le journal. "Sa période de vie avec les Palestiniens a pris fin avec son arrestation par le Shin Beth sous l'accusation d'être membre d'une organisation terroriste, mais il avait été libéré après une audience devant un tribunal", a ajouté le Haaretz.

Selon le quotidien Maariv, M. Pshenichnikov a tenté de révoquer sa citoyenneté israélienne, affirmant devant la justice qu'il ne "reconnaissait ni l'Etat d'Israël, ni l'establishment sioniste".

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor a indiqué à l'AFP qu'il n'y avait eu jusqu'à présent aucune notification formelle de la part de l'Egypte concernant l'arrestation d'un Israélien en Egypte.

"Nous avons demandé des informations aux Egyptiens. Nous attendons de savoir officiellement de la part des autorités ce qu'ils lui reprochent et ce qu'ils ont prévu de faire. Nous pourrons ainsi savoir ce que nous pouvons faire", a-t-il ajouté.

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