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31/12/2012 11:38 EST | Actualisé 02/03/2013 05:12 EST

USA: le groupe de presse Tribune sort du redressement judiciaire

Le groupe de presse américain Tribune, propriétaire du Los Angeles Times et du Chicago Tribune, est sorti lundi du processus de restructuration sous contrôle judiciaire où il était placé depuis son dépôt de bilan en décembre 2008, selon un communiqué.

La compagnie sort de cette période difficile de quatre ans "avec un portefeuille d'actifs rentables, une trésorerie importante et un nouveau conseil d'administration", a souligné l'entreprise.

Tribune est en effet en passe d'obtenir un crédit de 1,1 milliard de dollars ainsi qu'une facilité de crédit de 300 millions gagée sur ses actifs.

Le plan de restructuration du groupe avait été approuvé dans ses grandes lignes en juillet, mais était contesté depuis en justice par quelques créanciers minoritaires. L'autorité chargée des télécommunications, la FCC, avait de son côté accordé les autorisations nécessaires en novembre.

Le plan se traduit par la prise de contrôle de Tribune par ses bailleurs de fonds, parmi lesquels figurent la grande banque JPMorgan Chase.

L'un des titres phares du groupe, le Chicago Tribune, rapporte lundi que les nouveaux propriétaires pourraient revendre tous les actifs du groupe dans les médias.

Il cite comme possible investisseur Warren Buffett, qui pourrait vouloir se renforcer dans les journaux. Les médias ont aussi fait état par le passé d'un intérêt de Rupert Murdoch pour le Chicago Tribune et peut-être aussi le Los Angeles Times.

Le groupe Tribune détient une série de quotidiens ainsi que 23 stations de télévision. Un audit réalisé cette année par la banque Lazard a évalué les actifs de télévision à 2,85 milliards de dollars, et les autres actifs stratégiques à 2,26 milliards, rappelle le Chicago Tribune.

Un puissant promoteur immobilier de Chicago, Sam Zell, avait pris le contrôle du groupe Tribune en 2007 dans une opération financée par endettement ("leveraged buy-out"). Le groupe, croulant sous 13 milliards de dollars de dettes, avait déposé le bilan un an plus tard.

Très contesté en interne pour avoir imposé des dirigeants n'épousant pas la culture journalistique du groupe, M. Zell avait piloté en 2009 la vente du club de baseball des Chicago Cubs et de son stade mythique du Wrigley Field, afin de recueillir des liquidités pour le groupe.

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