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31/12/2012 02:40 EST | Actualisé 02/03/2013 05:12 EST

USA: la dette publique a dû atteindre sa limite légale lundi

La dette publique des Etats-Unis a dû atteindre sa limite légale lundi, comme l'avait annoncé le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner, augurant de la prochaine joute politique qui devrait succéder au "mur budgétaire".

Mercredi, M. Geithner avait affirmé que le plafond légal de la dette américaine, fixée à 16.394 milliards de dollars, serait atteint lundi et que des "mesures exceptionnelles" seraient prises pour donner quelques mois de sursis au pays et lui éviter un défaut de paiement.

Contacté lundi par l'AFP, le Trésor n'a pas confirmé ou infirmé que ce seuil avait été atteint. Selon le dernier décompte officiel, qui date de vendredi, le montant de dette soumis à la limite légale s'élevait à 16.298 milliards.

D'après M. Geithner, les mesures d'urgence (suspension de certaines obligations à court terme...), qui portent sur 200 milliards de dollars, doivent donner environ deux mois de répit à l'administration.

Mais à terme, la Chambre des représentants, dominée par les républicains, et le Sénat à majorité démocrate devront s'entendre pour "relever la limite de la dette", sans quoi le pays serait dans l'incapacité de rembourser ses créanciers ou de payer ses fonctionnaires, assure le ministère du Trésor sur son site internet.

Le plafond de la dette américaine a été atteint et relevé à de nombreuses reprises au cours des dernières années.

Mais en 2011, les républicains ont refusé de voter ce relèvement, aboutissant à un blocage politique de plusieurs mois qui a conduit l'agence de notation financière Standard and Poor's à priver les Etats-Unis de leur prestigieux triple A.

L'accord finalement arraché début août 2011 est celui-là même qui porte en germe le "mur budgétaire", la cure d'austérité forcée qui menace le pays si un terrain d'entente n'est pas trouvé au Congrès d'ici lundi soir.

Aux termes de cet arrangement, républicains et démocrates ont jusqu'au 31 décembre pour s'entendre sur un plan de réduction du déficit, faute de quoi un cocktail de plus de 600 milliards de dollars de hausses d'impôt et coupes budgétaire entrerait en vigueur.

Alors que la fin du compte à rebours approche, le président américain Barack Obama a affirmé lundi qu'un accord partiel semblait "en vue".

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